05.01.2008
Les livres sont nos amis (3)
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27.10.2007
Les chats sont nos amis
Robe rayée, gantée de blanc
Regard brûlant, corps ondulant
Reine féline, fière princesse.
Ma main palpant ton ventre
Et ta fourrure offerte
Ton petit corps vibrant
Odeurs de terre et d'herbe.
Boule noire frémissante
Lovée sur mon épaule
Adoption mutuelle.
Animal consentant
Ouvert à mes caresses
Tes yeux reconnaissants
Irradiés de tendresse.
Fourrure noire, médaillon blanc
Queue serpentine, grandes oreilles
Tête en triangle aux beaux yeux verts.
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01.12.2006
Les livres sont nos amis (2)
Tu m'as offert "1984" de George Orwell fin septembre, pour mon anniversaire. Je t'avais dit avoir essayé plusieurs fois de le lire, sans jamais parvenir à passer le cap des premières pages. Ma dernière tentative, je l'avais faite en 1984, au moment où, évidemment, on avait beaucoup reparlé de ce roman paru au tout début des années cinquante. Rien à faire, j'étais rebutée, pas du tout intéressée. À cette époque, j'aimais beaucoup Philip K.Dick, dont l'univers farfelu, déconnecté, aux mille facettes, m'avait séduite. J'avais sans doute, déjà aussi, découvert Serge Brussolo, parmi d'autres auteurs édités chez Denoël, dans la collection "Présence du futur".
Au moment où je me suis mise à lire"1984", tu commençais "La main froide", de ce même Brussolo, maître incontesté du suspense, sachant mettre en haleine de la première à la dernière page avec des histoires abracadabrantes, pleines de rebondissements. Cette fois-ci, je m'y suis accrochée, à "1984". Je suis allée au-delà des descriptions ennuyeuses de ce monde gris et froid, déshumanisé, dans lequel vit Winston. Je l'ai suivi dans ses questionnements, ses prises de conscience, ses premières dissidences ; plus loin dans son histoire d'amour avec Julia, leur chambre soi-disant clandestine où il a lu le Livre, qui ne lui a rien appris de plus que ce qu'il savait déjà… J'ai vécu son arrestation et son séjour interminable, abominable, dans cette prison immonde, aux tortionnaires abjects, monstrueux, innommables. Farouchement déterminés. J'ai vu l'horreur ultime, inconcevable. L'humain réduit à rien, nié, détruit, brisé, décérébré, manipulé, rendu sans âme, incapable d'aimer….
Sûr, il m'aura fallu du temps pour aller jusqu'au bout : je viens juste de le terminer. Je ne l'aurai pas lu d'une traite, comme je l'aurais fait avec un Brussolo, par exemple. Mais bon. J'ai enfin lu "1984". Que cela se sache ! Toi, "La main froide", tu auras mis un certain temps aussi avant d'en connaître l'issue ! Même que le chien affreux de la couverture s'est retrouvé bien mouillé, voire immergé, presque noyé, dans les eaux savonneuses du bain dans lequel tu t'étais, une nuit, endormi ! J'en ai bien ri. Le chien a fini par sécher, et tu l'as achevé dimanche dernier.
J'attaque dès ce soir "La bête qui meurt" de Philip Roth (association d'idées ?). Toi, je crois savoir que tu as démarré un nouveau Brussolo, choisi au détriment d'un Fred Vargas. C'est marrant, on lit rarement ensemble : tu es plutôt du soir et moi, du matin. Je m'endors près de toi quand tu lis, je lis à tes côtés quand toi tu dors encore.
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04.09.2006
Les livres sont nos amis (1)
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15.06.2006
Les chapeaux sont nos amis
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19.05.2006
Les vêtements sont nos amis
Je suis une jupe imprimée, mi-longue, aux bas évasés, sortant à peine de la penderie où je fus remisée, avec mes sœurs, pendant toutes ces nuits froides et sombres. Enfin couler des jours heureux : fin de printemps, été entier, début d'automne… Je vis sur elle cette partie de l'année, pour le plus grand bonheur de sa taille élégante, de ses hanches pleines, de ses jambes fuselées montées sur des nus pieds, de ses cuisses que je frôle, de ses genoux contre lesquels je me balance, et de ses mains, à lui.
Tu es une chemise en coton noir constellée d'ovales oranges rouges, irradiant de mille feux, style camarguais. Odeurs de sel et de grand large, soleil et sable, l'envisageable. Je te vois pour la première fois à l'occasion d'un rendez-vous devant le cinéma Wepler, qui nous conduira dans la cour intérieure du bistrot des Dames pour le déjeuner, au square des Batignoles pour les canards, à la cité des Fleurs pour les souvenirs de 1988/1989, au parc des Épinettes pour le kiosque à musique, dans un bar quelconque pour boire une bière, puis au Kata Bar pour l'expo de Lyzane Potvin.Tu es entrouverte sur le torse de cet homme que je dévore des yeux. J'ai envie d'y glisser ma main.
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