07.04.2007
Jean-Louis Murat à File 7
Les Parisiens déçus de l'annulation du concert à l'Elysée Montmartre, qui aurait dû avoir lieu aujourd'hui 7 avril 2007 (en plein week-end de Pâques), pouvaient se replier sur celui du 23 mars à File 7, en Seine-et-Marne. Cette date était depuis quelques mois déjà dans mon agenda : Jean-Louis Murat à deux pas de chez moi, il n'était pas question que je le rate !
Ceci d'autant plus qu'il me restait un excellent souvenir de son précédent passage dans l'agglomération nouvelle de Marne-la-Vallée. Avant File 7 à Magny-le-Hongre, il y a eu la Grange de Chessy, et Jean-Louis Murat y avait donné, en avril 2002, un concert sidérant, percutant, entraînant dans ses délires un public consentant, totalement rallié à sa cause. C'était juste après la sortie du "Moujik et sa femme".
En 1999, l'album "Mustango" m'avait fait redécouvrir et aimer Jean-Louis Murat. Jusque-là, il n'avait été pour moi qu'un chanteur ennuyeux, ennuyant, plutôt "chiant" pour tout dire. Au début des années 90 (quand il a vraiment commencé à faire parler de lui), tout ce qui ne sonnait pas "gros son rock" était rapidement exclu de mon champ d'écoute. Alors exit Jean-Louis Murat ! Dans "Mustango", il affichait clairement des préférences folk rock américaines et invitait la chanteuse Jennifer Charles, d'Elysian Fields, ainsi que le groupe Calexico. Cela ne pouvait que raviver mon intérêt à son égard. J'ai complètement craqué pour cet album puis pour le suivant, "Le moujik et sa femme".
Il y a eu ensuite le double CD "Lilith" (2003), le DVD "Parfum d'acacia au jardin" (2004), "A bird on a poire" avec Fred Jimenez et Jennifer Charles (2004), "Moscou" et "1829" (2005), enfin "Taormina", sorti fin août 2006. Je n'ai emprunté que récemment cet album à la médiathèque, on ne peut être au fait de tout ! Il était nécessaire que je m'en imprègne pour me préparer au "live". J'ai adhéré dès la première écoute aux sonorités rustiques, terriennes, profondément folk, rock et blues émanant de l'ensemble. On y retrouve les thèmes d'écriture chers à notre Auvergnat national : l'amour, bien sûr, heureux ou malheureux, fidèle ou volage, comblé ou déçu… Il y a toujours une place pour une ode à la nature et aux montagnes, pour un conte bucolique ou une fable étrange, et d'étonnantes références animalières, souvent équines…
Le passage de Jean-Louis Murat à File 7 me paraissait donc suffisamment exceptionnel et digne d'intérêt pour en faire un compte rendu accompagné de photos, que je destinais au site Internet de Longueur d'Ondes. C'était sans compter sur la consigne draconienne donnée par l'artiste : interdiction formelle de prendre des photos. Quelle déception ! Pas de photos, pas de compte rendu : c'est ce qui avait été décidé avec Cédric Manusset, de Longueur d'Ondes. Je me suis donc rendue à File 7 "les mains dans les poches", même pas avec mon petit Sony numérique pour faire quelques clichés "à l'arrache". Et j'ai payé ma place. Honnêteté, quand tu nous tiens ! Finalement, j'ai écrit ce qui précède et ce qui suit, exclusivement pour mon blog.
Les cloches de l'église de Magny-le-Hongre, toute proche, sonnent vingt et une heures et déjà, dans la salle, résonnent les premiers accords de guitare. Ponctualité sans faille ! Nous quittons le bar et entrons à l'intérieur, où le public se masse généreusement. Il n'y a pas de première partie : Jean-Louis Murat attaque direct, en formation trio. David Forgione est à la basse, Stéphane Reynaud à la batterie. Nous nous dirigeons vers la scène, sur la gauche, jusqu'à avoir une vue imprenable sur l'artiste, cheveux dans les yeux, ébouriffés, jean, grosses chaussures et chemise de bûcheron à carreaux. Il chante "Taormina", nom d'une ville de Sicile située en bord de mer et au pied des volcans. Suivront "Caillou", "Démariés", "Le chemin des poneys", "Au dedans de moi", "L'heure du berger"… titres tous issus du dernier album. Le public est ravi, sous le charme, on sent que tous les gens réunis là ce soir aiment l'œuvre de ce chanteur atypique, attachant, au timbre de voix particulièrement troublant. S'inséreront, dans le répertoire, des chansons d'albums précédents : "Parfum d'acacia au jardin", "Et le désert avance", "L'au-delà", "L'amour qui passe", "Le cri du papillon"… et, pour finir, après une longue intro, "Le jour du jaguar". Nous en voudrions encore, toute la nuit, mais les lumières se rallument dans la salle. Nous aurons quand même eu droit à presque deux heures de concert, ce qui, en soi, n'est déjà pas si mal !
Jean-Louis Murat sera présent cet été sur les festivals.
Le 23 juin 2007, il participera au concert humanitaire de l'Association des Pompiers Clermauvergne. Rendez-vous à Clermont-Ferrand, à la Coopérative de mai !
Site officiel et personnel de Jean-Louis Murat :
http://www.jlmurat.com
Site consacré au dernier album , avec des extraits musicaux :
http://www.taormina.fr
Site non officiel de Jean-Louis Murat, mais néanmoins approuvé par l'artiste :
http://www.leliendefait.com
09:05 Publié dans Chroniques, Concerts 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









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