17.10.2009

Chroniques automnales

Ci-dessous cinq chroniques d'albums que j'ai réalisées pour les numéros d'automne 2009 du Transistor et de Sur la même Longueur d'Ondes.

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KASHMIN
L'arbre noir
10 titres - Autoproduction

http://www.myspace.com/kashmingroupe

Le quintette (ex-Cashmin Soja) est désormais composé de Yann Lemarchand (chanteur), Robby Ten Braak (guitariste), Pascal Malié (batteur) et des frères Terranova, du groupe French Paradoxe : Franck (basse), Stéphane (guitare). Créée sur les bases de l'improvisation collective, la musique de Kashmin se joue des genres (punk, blues, flamenco, chanson, jazz…) mais reste profondément sombre, mystérieuse, prophétique. Les guitares sont puissantes, acérées, les rythmiques énergiques, appuyées, le chant rageur, écorché. "L'arbre noir" est un album franc du collier, à l'esprit rock, avant toute chose. (LE TRANSISTOR #28)


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UN HOMME ET UNE FEMME
Opium
10 titres - Kitchen Music

http://www.myspace.com/unhommeetunefemme

Trois ans après "Alamera", premier album sorti en 2006, où chanson française et rock new-yorkais se mêlaient habilement, le trio nous revient avec "Opium", aux atmosphères lourdes, lancinantes, douloureuses. Si Franck et Steve Travert, et Kevin Pierre-Emile restent dans le même registre musical, ils poussent plus loin leur démarche, expérimentent, triturent, distordent, déstructurent, réassemblent, élaborent, recomposent… Le résultat est convaincant. Sous la noirceur il y a toujours la lumière. Soudain elle explose, nous aveugle, nous chavire : moments exquis, forts et intenses, instants de grâce. (LE TRANSISTOR #28)


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J.mini
"Les figurants"
(La Small Factory / Microsillon)

http://www.myspace.com/jminiovni

"L'enfant lunaire" a été enregistré en trio (J.mini : chant/guitare, Louise : violoncelle, Hary : basse), juste avant l'arrivée de Gaetan (batterie). Sur ce 4 titres, le groupe joue au complet. Nous connaissions "La danseuse étoile" et "Sous ta peau", nous découvrons deux chansons inédites, légères et sautillantes, aux accents folk, jazzy : "Les figurants" et "Ma dernière balle". (LONGUEUR D'ONDES #51)


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Le P'tit Bazar
"Capharnaüm Palace"
(Zarba / Anticraft)

http://www.myspace.com/ptitbazar

Ça commence par le triste mais éclatant "Epilogue", ça continue à fond les manettes avec "La main dans l'sac", ça se repose "Chambre 103"… Nous goûtons "La chair et l'ennui", "Avec ou sans toi", nous avons "Le cafard", nous accompagnons "Le cortège"… Les six musiciens du P'tit Bazar, multi instrumentistes très créatifs, nous invitent à les suivre dans leur "Capharnaüm Palace", au caractère éclectique, hétéroclite, parfois déjanté, un peu déglingué. Les cuivres sont puissants (trombone, clarinette, trompette, bugle, tuba), les guitares savent se faire électriques ; se rajoutent du piano, de l'accordéon, du banjo, du violoncelle… La batterie reste discrète ("Tout blanc", "Je n'ai fait que passer") ou prend la direction des opérations pour un ska débridé ("La grande horloge"), un punk rock endiablé ("Ma sœur"). L'univers musical et poétique est à rapprocher de celui de Thomas Fersen, des Têtes Raides, ou des Hurleurs. (LONGUEUR D'ONDES #51)


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Redbong
"Divisés (pour mieux régner)"
(Yes High Tech – Yotanka / Discograph)

http://www.myspace.com/redbong

Après "Coup de grisou" et "La France qui se lève tard (et qui t'emmerde)" les quatre stéphanois (ils se proclament "les Poulidor du rap") nous présentent leur nouvel album concept, écrit à la façon d'un scénario : les 18 titres s'enchaînent comme les séquences d'un film. Un film noir, virant au cauchemar. Sébastien et Julien (MC), Fabien et Nicolas (machines) nous racontent l'histoire de deux types qui mènent des existences plutôt "banales". Colocataires, ils jouent ensemble dans un groupe de rap, et se débrouillent pour vivre : l'un fait de l'intérim, l'autre trempe dans le trafic de stupéfiants… Tout va (presque) bien, au début, on se marre, même ; puis la tension monte, il y a des grains de sable dans les rouages de la machine, ça s'emballe, ça s'accélère, ça tourne au drame… La violence se déchaîne après "Rupture" (instrumental). Les deux héros sont pris dans l'engrenage, ça dégénère… Jusqu'à la chute, inattendue ! (LONGUEUR D'ONDES #51)

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