19.01.2008

Charles de Goal à la Féline Bar

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Le 19 décembre 2007, nous étions conviés à la CDG Fest, pour célébrer les 40 ans du benjamin du groupe, Jean-Philippe, batteur de son état. On a cru longtemps que Charles de Goal n'était l'affaire que d'un seul homme : ce n'est désormais plus le cas, et ce depuis un concert historique donné à la Flèche d'Or, le 9 mars 2006. Le quatuor, créé pour l'occasion, existe toujours aujourd'hui, avec les mêmes membres, et fonctionne à merveille.
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Patrick Blain, l'éminent fondateur, au chant et à la guitare, a été rejoint par AE (ex-End of Data) aux synthés, aux programmations numériques et à la guitare, Étienne Lebourg à la basse et Jean-Philippe Brouant à la batterie (ces deux-là faisant par ailleurs partie du groupe Monkey Test, au sein duquel Patrick Blain joue lui aussi).
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En 2006 et en 2007, moult concerts de Charles de Goal ont eu lieu sur Paris, en province, en Allemagne… Un nouvel album, "Restructuration", va voir le jour en ce début d'année 2008, soit près de 22 ans après "Double face".
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La CDG Fest à la Féline Bar (6 rue Victor Letalle, Paris 20e), ce fut l'occasion de recroiser des gens déjà croisés de nombreuses fois ailleurs (aficionados et irréductibles de tous cheveux et de tous poils, les petits gars de Frustration et leurs copines, Gilles Le Guen aux platines…), d'assister aux concerts "à l'arrache" de Charles de Goal (avec des inédits !) puis de Monkey Test, de boire du punch maison certes délicieux mais aux effets plus que traîtres, et de se dire que c'est rudement bien d'écouter en live la musique qu'on aime !

http://myspace.com/charlesdegoal
http://www.charlesdegoal.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_De_Goal

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Charles de Goal sera en concert le 23 février 2008 à Villeneuve d'Ascq (avec No Tears, Guerre Froide et De Volanges) dans le cadre du festival "Vision d'1 Autre Industrie".

http://www.myspace.com/festivalvisiond1autreindustrie

Autre date annoncée : 4 avril 2008 à Cannes (MJC Picaud) avec Frustration et Press Gang Metropol. À vos agendas !
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22.12.2007

Magyd Cherfi à la Ferme du Buisson

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Il a fait un temps de chien tout au long de ce vendredi 7 décembre 2007, et la pluie et le vent continuent de sévir alors que je pousse les portes vitrées du hall du théâtre. Il est 19h30. Ce soir, Magyd Cherfi, ex-Zebda (chanteur, parolier, compositeur), joue à la Ferme du Buisson et je suis enchantée à l'idée de le revoir sur scène, d'écouter ses chansons, de savourer son timbre de voix chaud et rauque à la fois… D'ailleurs il est là, dans la salle bar et restaurant de la mezzanine, en train de dîner, avec son équipe. Je commande un sandwiche et un jus d'orange, m'installe un peu plus loin, face à l'écran géant qui diffuse des informations sur les spectacles à venir à la Ferme, en janvier 2008. Il y aura une Nuit Curieuse dédiée à la Turquie le 19, puis un week-end Cirques du 25 au 27.
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La grande salle du théâtre, en gradins, est remplie à moitié, mais de grands rideaux noirs, placés à mi-hauteur, en font une salle pleine. 400 personnes, de tous âges, se sont déplacées pour l'occasion, ce qui forme une audience vraiment très honorable !
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Magyd Cherfi fait son entrée dans un décor oriental (lampes suspendues, contours lumineux ornementaux…), sur une chanson traditionnelle algérienne, accompagné de cinq jeunes et fringants musiciens : Cyril Amourette à la guitare, Julian Babou à la basse, Frédéric Petitprez à la batterie, Sébastien Rideau à la guitare, Pierre-Emmanuel Roubet à l'accordéon et au piano.
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On entre dans le vif du sujet avec "La sandale", "La tête du Ché", "Ma femme et mes enfants d'abord", "L'oncle d'Amérique"... chansons du deuxième album paru au printemps 2007, au titre sibyllin : "Pas en vivant avec son chien". On écoute aussi quelques titres du premier, "Cité des étoiles" (2004) : "C'est par ma mère", "Ma place", "Latine est ma racine", "Qu'est-ce que ça change".
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La musique est chaleureuse, chaloupée, chavirante : valse, java, bossa nova, reggae, musiques d'Orient et d'ailleurs, une pointe de rock… L'homme est en forme, très en verve et nous fait rire entre les chansons, racontant des souvenirs de son enfance à Toulouse, narrant des anecdotes au sujet de ses parents, originaires de Kabylie, nous faisant part de ses réflexions concernant l'actualité, comme cette proposition de loi sur les tests ADN pour le regroupement familial… La complicité est grande entre ses musiciens et lui. J'aime son ton doux-amer ; la poésie, l'humour, la joie de vivre qui émaillent ses chansons.
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Parallèlement à ses activités musicales, Magyd Cherfi a entamé une carrière d'écrivain. Après "Livret de famille", recueil de nouvelles autobiographiques (2004), voici "La trempe", présentant aussi de courts textes personnels (éditions Actes Sud). Après le concert, récompensé par moult applaudissements et ovations, on pouvait acquérir livres et CD et se les faire dédicacer auprès de son auteur.
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Une soirée somme toute très réussie et sympathique ; cela m'a fait réaliser combien le temps passe, et passe sacrément vite ! En 1992, parvenait au Café-Musiques "La Cigale Musclée" (à Epernay dans la Marne), le premier album des alors peu connus Zebda (qui veut dire beurre, en Arabe) : "L'arène des rumeurs". Des textes drôles et engagés, chantés avec l'accent de Toulouse, une musique rock, enjouée et rythmée sur laquelle on pouvait danser : il y avait là quelque chose de jamais entendu auparavant, une véritable source de jouvence ! L'emballement du comité de programmation fut tel qu'on les fit passer dans cette petite salle d'à peine 150 places pour une fête du tonnerre. Magyd, entouré des jumeaux chanteurs et danseurs Mouss et Hakim, c'était quelque chose ! On les a de nouveau invités en 1994 pour le festival rock de la Cigale Musclée au Palais des Fêtes : total succès ! Puis ils ont poursuivi la carrière que l'on sait. Et nous voilà quinze ans plus tard : autre lieu, autre public, autre ambiance… Ce fut en tout cas un beau moment de partage que ce concert de Magyd Cherfi, dont je suis ressortie gonflée à bloc, pleine d'optimisme.
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http://www.magydcherfi.com
http://www.actes-sud.fr
http://www.lafermedubuisson.com

08.12.2007

Deux concerts en novembre

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Parmi les innombrables possibilités de concerts parisiens en ce mois de novembre 2007, mon choix s'est porté sur Tanger à la Flèche d'Or le 23, et Zenzile à la Cigale le 28. Chacun à leur manière, ces groupes, à la démarche originale, déterminée, "non formatée", représentent, selon moi, ce qui se fait de mieux, aujourd'hui, en matière de musique, sur le territoire hexagonal.
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Tanger joue à la Flèche d'Or dans le cadre des soirées live de Radio Néo. Bénéficiant d'un son impeccable, Philippe Pigeard (chant), Christophe Van Huffel (guitares), Didier Perrin (basse), Sébastien Buffet (batterie) et Renaud Pion (clarinette, saxophone), maquillés, vêtus d'élégants costumes noirs, nous livrent un show rock majestueux, esthétique, centré sur les chansons du cinquième album, à paraître début mars 2008.
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Entre "Ebony" et "L'immodeste attitude", premier et dernier morceau du répertoire se trouvant sur le premier album de Tanger sorti en 1997 (le groupe a fêté ses dix ans d'existence en mai dernier), en passant par  le "Postcardiogramme" du dernier album en date ("L'amour fol", 2003), nous écoutons cinq inédits, pêchus, gonflés à bloc, de grande classe : "L'homme statue", "Time tunnel", "Météorites", "La fée", "Roulette russe et poing américain".
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J'attends avec impatience de retrouver ces titres, longuement mûris, travaillés, mixés, masterisés… sur le disque tant attendu, qui sortira chez Dreyfus Music (label Motors), un peu avant l'arrivée du printemps.
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http://www.myspace.com/tangerexp

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"Living in monochrome", cinquième album de Zenzile (en dehors des nombreux projets annexes), sorti début septembre, avait tout pour me séduire : toujours dub par essence, mais résolument rock, avec de grosses guitares bien saturées, un son très dur. De quoi surprendre, étonner, émerveiller, peut-être aussi déboussoler. De toute façon, chaque album sonne différemment : chacun a sa particularité, son identité, sa tonalité. Cela fait de Zenzile, certes un excellent groupe de dub, mais aussi et surtout une formation musicale évolutive et créative, qui sait se nourrir des rencontres, des expériences, des influences.
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La salle se remplit peu à peu tandis que le quatuor parisien Warehouse (anciennement trio sous le nom de Warehouse 99 Project) assène un rock dense et sombre, mené énergiquement par son chanteur et guitariste, David K. Alderman, Gallois de son état.
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Le temps d'un changement de plateau et le quintet angevin fait son entrée sous les applaudissements d'un public déjà ravi.

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La magie opère dès le premier morceau : on se balance, on danse, plus rien d'autre n'existe en dehors de cette musique ensorcelante, portée à son summum par les musiciens d'exception que sont Erik Sevret (saxophone ténor, mélodica, flûte traversière, percussions, samples), Matthieu Bablée (as de la basse), Jean-Christophe Wauthier (batterie), Vincent Erdeven (claviers, guitares) et Alexandre Raux (guitares). Ils seront rejoints au chant par Jamika Ajalon, sixième membre du groupe quasi à part entière, puis par David K. Alderman.
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Dommage que la soirée ait été interrompue un peu prématurément par un début d'incendie (problème électrique) dans la fosse...
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On aurait voulu que jamais ça ne s'arrête !

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23.06.2007

Githead à la Maroquinerie

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Nous réservons nos places pour aller voir ce groupe d'exception, composé de musiciens au passé légendaire. Colin Newman, membre de Wire, est à la guitare et au chant ; sa compagne, Malka Spigel, est "la" basse de Minimal Compact. Vous imaginez le "bébé" ? Le couple est accompagné par le batteur Max Franken, également chez Minimal Compact, et par Robin Rimbaud (alias Scanner) à la guitare et aux bidouillages de sons.
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Mardi 19 juin 2007 : sur les billets, le concert est annoncé à 19h30, mais en fait c'est l'heure de l'ouverture des portes. Nous avons largement le temps de nous restaurer, sur la terrasse du restaurant de la Maroquinerie. Le steak tartare y est excellent (aux dires de JFred !), et l'on peut payer son vin "au compteur" : on commande une bouteille, mais on ne paye que ce qu'on a bu. Étonnant, non ?
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L'orage menaçait depuis un certain temps : la pluie commence à tomber au moment de régler l'addition. C'est le repli général vers les lieux abrités. Nous profitons de la confusion pour partir sans payer. Nous payons, puis rejoignons la salle de concert en sous-sol, où nous pensons découvrir Black Strobe. Mais non ! C'est Githead qui assure la première partie de ce groupe inconnu pour moi, dont j'ai découvert l'existence la semaine dernière en lisant feuilletant les Inrocks. L'album, "Burn Your Own Church" sort ce 19 juin, justement.
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Mais revenons à Githead. Nous nous glissons devant. Ça vient juste de commencer ! L'émotion est grande : j'admire Malka Spigel et je suis très heureuse de la retrouver ici, en concert, pour la troisième fois de ma vie. Les deux fois précédentes, c'était aussi à Paris, mais avec Minimal Compact : à l'Élysée Montmartre, en juin 1988, et au Parc de la Villette, en août 2004. Le héros de JFred, c'est Colin Newman. Il en parle sur son blog !
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Les morceaux s'enchaînent, dansants, légers, joyeux, menés de main de maître par les quatre excellents musiciens, très absorbés, tout entiers dans leur jeu. Le batteur est hilare, les regards sont complices. Le répertoire englobe les différentes productions de Githead et passe, allègrement, d'un album à un autre. Le tout dernier sorti se nomme "Art Pop". On en écoutera les morceaux suivants : "On Your Own", "Drop", "Drive By", "Lifeloops", "All Set Up", "Live in Your Head". On sautille, on se trémousse, on se déhanche, on est résolument de bonne humeur ! Le temps passe à une vitesse folle, c'est déjà fini ? On attend un rappel qui ne viendra pas… C'est toujours trop court, quand on aime !
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Nous restons dans le coin, décidés à voir à quoi ressemble Black Strobe "en live", allant boire, à l'entracte, un coup au sympathique Café des Sports, à l'angle de la rue Boyer et de la rue de Ménilmontant. Quand nous revenons à la Maroquinerie, ça sent mauvais, un affreux plaisantin aurait-il balancé d'ignobles boules puantes ? L'orage a inondé la salle de concert et fait remonter l'eau des égouts : il faut attendre l'intervention d'un plombier. Nous retournons au Café des Sports.
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Black Strobe jouera un peu plus tard que prévu, en quatuor : l'imposant Arnaud Rebotini, au chant et aux programmations, est secondé par Bastien Burger, à la basse. David "Siskid" Shaw est à la guitare et aux claviers, Benjamin Beaulieu à la batterie. C'est techno, électro, ça me rappelle plein de groupes "d'avant" ;  le chanteur a une voix blues et caverneuse à souhait, le bassiste se la joue "fuzz" à mort. Les rythmes, sensés donner la patate pour danser, sont parfois trop binaires et/ou un peu poussifs, et font retomber la mayo. Mais dans l'ensemble nous passons un bon moment, il y a une chaude ambiance avec plein de gens qui bougent. Nous regrettons quand même qu'il y ait eu nettement moins de monde pour Githead, qui était, sur scène, d'une qualité bien supérieure.
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Pour écouter la zique, c'est là :
Ne vous gênez surtout pas !

http://www.myspace.com/githead

http://www.myspace.com/wirehq

http://www.myspace.com/minimalcompact

http://www.myspace.com/blackstrobe

Et pour la Maroquinerie…

http://www.lamaroquinerie.fr

09.06.2007

Zoé à l'Essaïon

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Le 30 avril 2007, je viens à Paris en fin d'après-midi pour interviewer le duo Senor Holmes, en vue d'un article pour le numéro 40 de Longueur d'Ondes. J'y retrouve Alain Dodeler, photographe pour le magazine. Faisant d'une pierre deux coups, nous nous rendons ensuite à l'Essaïon, 6 rue Pierre au Lard (si si, je vous jure !) dans le 4e arrondissement (derrière le Centre Beaubourg), pour voir Zoé dans sa "Cuisine Intérieure". J'en ai fait le compte-rendu suivant, qui devrait (aurait dû ?) figurer sur le site Internet de Longueur d'Ondes. Toutes les photos sont d'Alain Dodeler.
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ZOE : "MA CUISINE INTERIEURE"
Du 23 avril au 12 mai 2007
Essaïon, Paris (4e)
Le nouveau spectacle de la jeune et pétillante artiste se passe dans sa cuisine : elle y reçoit son public au milieu des produits domestiques et des articles ménagers !
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Accompagnée d'Yvan à l'évier… non, aux claviers… et à la basse, Zoé chante avec humour et (auto)dérision son quotidien, ses tracas, ses états d'âme. Elle nous invite à la rejoindre dans sa "cuisine intérieure", faite de joies, de peines, parfois de drames.
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Nous rions beaucoup. Zoé est drôle, très à l'aise dans une mise en scène aux nombreuses trouvailles et au rythme soutenu. Elle chante remarquablement bien, joue la comédie à merveille et communique facilement avec un public sous le charme, ravi d'être là, qui applaudit à tout rompre. C'est un régal !
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La plupart des morceaux, nous les connaissons déjà : "Tout va bien", "Amant comptant", "Jalouse", "Mal à la terre", "À vendre", "Je veux tout", "Associations" figurent sur son premier album, sorti en octobre 2006.
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Nous aimons aussi beaucoup les autres : "Je commence lundi", qui ouvre le spectacle, nous met en appétit avec ses allusions culinaires plutôt coquines. Il y a "Olivier", où l'art de la tromperie imaginaire, les "Neuf mois" d'une grossesse pas forcément épanouissante, le "Peu de gens" sur qui compter, une "Jungle house" sauvage et débridée.
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Nous frissonnons à la reprise de Jacques Brel, "Chez ces gens-là". Nous sommes tordus de rire avec "Kiss", quand la belle blonde invite un homme du public à monter sur scène pour y recevoir, en cadence, des bisous bien sonores.
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Nous passons un bon moment ; ce spectacle fait chaud au cœur et sort de l'ordinaire. Ah oui… Le savez-vous ? Zoé est Belge, c'est peut-être pour ça !
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Retrouvez la chronique de son album, "Tout va bien", réalisée pour Longueur d'Ondes, en cliquant sur le lien :


http://longueurdondes.com/articles/2901.htm

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Sites Internet :

http://www.zoe-lesite.com

http://www.myspace.com/zoetoutvabien

Théâtre de l'Essaïon :

http://www.essaion.com

02.06.2007

Lili Cros à l'Archipel

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À l'occasion de ce concert, le samedi 19 mai 2007, j'ai rajouté une nouvelle salle parisienne à ma liste : l'Archipel, 17 boulevard de Strasbourg, dans le 10e arrondissement ; c'est aussi un cinéma. Étonnant, non ?
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Lili Cros, dont j'avais découvert les chansons au Divan du Monde, en janvier (où elle partageait la scène avec Thierry Chazelle et Louis Chalton), jouait à 22h, dans le cadre d'une soirée "Nouveaux Talents". Un dénommé Georges Alain Jones (un ancien de la Star Ac', m'a-t-on dit), avait joué à 20h. On pouvait payer 10€ par concert ou 18€ les deux. Très astucieux ! Je ne suis arrivée que pour 22h… J'ai sans doute raté quelque chose d'extraordinaire !
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En tout cas, Lili Cros, c'était bien. En solo avec sa guitare au Divan du Monde, la demoiselle, originaire d'Agen, "auteure compositrice interprète", était cette fois-ci accompagnée de ses musiciens, une formation rock : guitariste (Damien Allard), bassiste (Bruno Consolo), batteur (Pascal Zanetti). Une fois les présentations faites par Evelyne Adam, animatrice radio sur France Bleu, c'était parti pour une bonne dose d'énergie musicale, très positive, souverainement féminine, tout en relief et en nuances.
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La musique de Lili Cros est tendrement rock, rageusement pop, avec des textes charmants, touchants, ouverts aux sentiments… Nombre de morceaux joués ce soir-là se trouvent sur l'album éponyme (2005), mais d'autres, composés plus récemment, sont destinés au prochain album.
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On peut suivre ses projets de près sur son site Internet, elle fait aussi un blog.

http://www.lilicros.com

Voici l'accès direct à la note "Cherry" (le nom de sa nouvelle guitare !), où elle relate son concert à l'Archipel :

http://www.lilicros.com/Blog/9BB007FC-88E8-4192-BFFA-3015...

Et si vous êtes dans le Morbihan fin juillet, ne manquez pas son "camion scène", avec d'autres artistes (le duo "À voix basse" et Thierry Chazelle), pour une tournée itinérante !

Les détails sont là :
http://www.lilicros.com/Blog/95E19DBB-9496-4C42-B57F-F3B3...

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En attendant, écoutez le premier album de Lili Cros, il vous plaira croyez-moi, et vous vous surprendrez à fredonner de bien jolis refrains, tout en finesse et en candeur. Mais il y a surtout la voix de Lili, étonnante de fraîcheur et de vivacité, à laquelle on succombe dès la première écoute.

"Lili Cros" (Sofia Label/Productions Spéciales)

19.05.2007

Birdy Nam Nam Session

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Le quartet électro, virtuose du "turntablism" (chacun des membres utilise sa platine comme un instrument, manipule des sons spécialement sélectionnés et échantillonnés tirés de disques vinyls variés, créant une musique à part entière), a investi la Scène Nationale de la Ferme du Buisson pour une Nuit Curieuse exclusive, explosive et exceptionnelle.

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L'équipement culturel, une friche industrielle du 19e siècle à l'architecture remarquable (ancienne ferme modèle de la chocolaterie Menier), aux innombrables locaux et lieux de spectacle, à l'immense superficie (capacité 1200 personnes), n'en est pas à sa première expérience dans le domaine festif et événementiel. On se souvient d'une Nuit Curieuse islandaise particulièrement réussie (janvier 2006), précédée d'un concert de Lady and Bird (Keren Ann et Bardi Johannson). Plus récemment (février 2007), une nuit intitulée "Amours, délices et orgues" fut consacrée à Eros avec, en ouverture, le groupe belge Venus. Mathieu Chédid avait inauguré le principe avec "Labo-M-" (mai 2005), en invitant nombre de ses amis artistes et musiciens, faisant ainsi résonner d'ondes sensuelles l'ensemble des bâtiments séculaires.

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Mais revenons à nos moutons (électriques). Il est à peine 21h30, ce samedi 21 avril 2007, et déjà une longue file d'attente s'est formée devant les grilles de la Ferme du Buisson. Toutes les places ont été vendues, un panneau indique "complet". Sur la façade de la grande bâtisse en briques rouges (le Théâtre), sont projetés, dans un faisceau de lumière blanche, étincelante, les lettres et le logo (un oiseau pépiant, qui s'envole) de Birdy Nam Nam. Après la pose d'un bracelet à l'entrée, nous pénétrons dans la cour pavée de la Ferme, où nous accueille, sous l'Auvent, derrière un mur de fumée, le S.Mos Quintet (musique jazz, funk, entraînante et colorée).

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Sur la gauche, à côté du "Point Info", une vieille caravane a été transformée en poste de radio, par les soins du graphiste plasticien Dran, également concepteur des pochettes des Birdy. Il a également signé les fresques murales du "chill-out" (assisté de Clean), à l'entrée du Grenier, ainsi que la signalétique et la scénographie du lieu. Sous l'Auvent, outre le Grenier, se trouve l'entrée de la médiathèque, fermée vu l'heure tardive !

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Nous suivons une allée éclairée par des petites lampes à pétrole accrochées à des tiges en fer, plantées tout du long, jusqu'à l'espace "Hot Pots" où vient de débuter, en plein air, la projection du film "The Party", de Blake Edwards. Les DJ marseillais Troublemakers en assurent la bande son : Lionel Corsini et Arnaud Taillefer officient depuis une salle située au-dessus des Ecuries, dont la petite fenêtre offre une vue imprenable sur le grand écran de cinéma. Des transats ont été installés pour l'occasion, ainsi que ces fameux "hot pots", baquets en bois remplis d'eau très chaude, qui rencontrent un grand succès depuis la Nuit Curieuse islandaise (peignoirs et maillots sont gracieusement fournis). Le film culte, déjà farfelu et délirant à la base, rendu muet et sous-titré, revisité musicalement, projeté ici dans un univers inhabituel, nous permet d'en faire  une relecture insolite et décalée.

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"The Party" (1968) n'est pas présenté ici par hasard : déjà, parce que les créations des Troublemakers, cinéphiles avertis, sont imprégnées de l'univers psychédélique des films seventies. Ensuite, parce que l'origine du nom "Birdy Nam Nam" vient d'une réplique de Peter Sellers, hallucinant dans ce rôle de figurant indien parachuté dans une soirée mondaine où il enchaîne catastrophe sur catastrophe. À un moment du film, il s'adresse à un perroquet, lui donnant à manger en s'exclamant : "Birdie Num Num !", soit le miam miam de l'oiseau, c'est ce qui est écrit sur son écuelle.

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Des braseros s'allument ici ou là. Il ne fait pas très froid, mais la lueur orangée des flammes en mouvement, l'odeur du bois qui se consume, rajoutent à l'ambiance de cette belle nuit printanière, que l'on peut voir comme une "veillée". Tous nos sens sont en alerte, mobilisés. Nous entrons dans l'Abreuvoir, où nous pouvons bien sûr… boire et nous restaurer à l'étal de la "Boucherie des Carpates", écouter les expérimentations et distorsions sonores de Miguel Constantino (alias Audiopixel), ou bien encore se faire coiffer (décoiffer ?) par l'équipe de Tony & Guy, experte dans le maniement des ciseaux super aiguisés et du sèche-cheveux hyper soufflant. L'effet est saisissant !

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Il y a déjà trop de monde en attente pour le concert performance de Paradiscount au Studio ; avec regret nous n'y allons pas. Nous ne profiterons pas non plus des massages sonores tibétains dispensés dans un lieu appelé la Piscine…. Les Nuits Curieuses sont faites ainsi : on ne peut pas tout voir, chacun y fait un parcours différent, y vit des expériences uniques… Nos pas nous mènent vers le Hall du Théâtre, où se fomentent de singulières activités, assez confidentielles, très intrigantes : un espace est réservé aux massages thaïlandais, un autre à la cartomancie. On peut s'inscrire sur une liste (déjà longue) et attendre (patiemment) son tour. Il y a aussi ce "domino organique" dénommé "La pieuvre", qui évolue de façon surprenante et surréaliste, en fonction d'un tirage de cartes proposant d'incroyables combinaisons corporelles (pied sur tête, main sur nez…). Original et efficace pour faire connaissance ! Et surtout pour bien rigoler !

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Il est temps de rejoindre la Halle, où le public se presse, piaffant, piétinant, les yeux brillants, en attendant l'ouverture des portes. Il est aux alentours de minuit et c'est là que va se jouer le plus gros de la soirée : pleins feux sur la Birdy Nam Nam Session, orchestrée par ces extraordinaires scratcheurs que sont DJ Pone, DJ Need, Little Mike et Crazy B. La Halle s'ouvre enfin, se remplit à vue d'œil, les applaudissements retentissent, les cris de joie fusent, le bonheur se lit sur les visages à l'apparition des grands maîtres derrière leur platine. Les morceaux sont connus, reconnus, acclamés ; on est bluffé, épaté par la maîtrise et la performance des quatre "turntablists", concourrant à la création de musiques résolument dansantes, vivantes, excitantes, pleines de groove.

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Le groupe de théâtre de rue ZUR (Zone Utopiquement Reconstituée) propose des animations "ciné matos graphiques" à la façon des lanternes magiques. Des images mouvantes, fantomatiques, fugitives et fugaces, apparaissent sur les murs et la haute toiture : un homme qui court, un cheval qui galope, des mains qui appellent… Les éclairages mettent en valeur la remarquable charpente métallique. Des musiciens "avec instruments" (percussionniste, batteur, contrebassiste…) se joignent ensuite au quatuor vinylique. Plus tard, le rappeur Oxmo Puccino vient interpréter quelques titres, puis c'est au tour de Vitalic, avec ses beats percutants, de venir "taper le bœuf", faisant monter d'un cran la température de la Halle, déjà chaude bouillante. Nous sommes au milieu d'un dance floor survolté, déchaîné, électrisé ! La fête battra son plein encore longtemps sous les commandes de Vitalic, une fois que les Birdy, épuisés après plusieurs heures de jeu, lui aient laissé le champ libre.

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Nous sortons prendre l'air, retournant vers l'Auvent où se produit un groupe éclectique et atypique : c'est 10LEC6, qui lorgne autant vers le punk que le hardcore, en passant par les musiques africaines, expérimentales ou minimalistes. Composé d'un bassiste, d'un batteur, d'une percussionniste et d'une chanteuse bien déjantée, le combo crache, dans l'urgence, une musique dissonante, radicale, instinctive et rebelle. Nous pensons à Lucrate Milk dans le même ordre d'idées, et nous sommes amusés plus que vraiment séduits.

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Après une pause au chill-out du Grenier, nous retrouvons un peu d'énergie pour aller écouter le sympathique DJ Genjini à l'Abreuvoir. A la Halle, c'est fini ; c'est qu'il commence à se faire tard ! A l'extérieur, il y a encore du monde un peu partout, dans les Hot Pots, sur les transats, près des braseros, dans l'herbe sous les marronniers… La fête se termine tranquillement, doucement, paisiblement ; les étoiles scintillent dans le ciel et dans les yeux. On a vraiment passé de bons moments, découvert un tas de choses, que l'on appartienne ou non au milieu des "musiques électroniques". On en a presque oublié que tout à l'heure, il nous faudra aller voter (premier tour des élections présidentielles) ! À la Ferme du Buisson, c'est l'ouverture d'esprit qui prime et cette fois-ci encore, l'équipe a frappé fort en osant "une autre approche des arts par des expériences et des mélanges nouveaux à chaque fois."
Puisse cela exister encore longtemps !

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http://www.lafermedubuisson.com

http://www.birdynamnam.com

http://www.myspace.com/troublemakers13

http://www.oxmo.net

http://www.vitalic.org

http://www.myspace.com/audiopixel

http://www.10lec6.com

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Ce compte rendu est également en ligne sur le site Internet du magazine "Sur la Même Longueur d'Ondes", en lien ici :

http://longueurdondes.com/articles/3291.htm

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12.05.2007

Holden

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Nous avions vu Holden à la Cigale le 19 décembre 2006 dans une prestation généreuse et rayonnante, avec plein d'invités. Après Diving with Andy et Tcheky Karyo, Armelle et Mocke, accompagnés de leurs batteur, bassiste et claviste attitrés, nous avaient conviés au cœur de leur univers musical si particulier, mélancolique, désenchanté, tout en nuances et en ambiances en demi-teintes. JP Nataf, Jeanne Cherhal, Albin de la Simone, Vincent Delerm et Etienne, leur ingénieur du son, les avaient tour à tour rejoints sur scène. Ce fut une bien jolie fête !

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Holden était venu à Meaux à l'occasion du festival des Muzik'elles, fin septembre 2006 : j'avais assisté à leur concert, sur une scène gratuite du centre ville, en plein air, par un dimanche après-midi gris et bruineux, déjà automnal. Ceux qui avaient la chance de se trouver là étaient sous le charme ; on avait beaucoup applaudi sous les parapluies. La chanson "En septembre" était vraiment de circonstance. Les paroles douces amères de "Ce que je suis" sont longtemps restées à tourner dans ma tête.

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Nous apprenons donc avec joie leur passage à File 7 le samedi 28 avril 2007 ! Diving with Andy était prévu en première partie ; c'est finalement les Auvergnats Cocoon (gagnants du concours CQFD 2007 des Inrocks) qui s'y colleront. Je réécoute une fois, deux fois et plus, les albums "Pedrolira" (2003) et "Chevrotine" (2006). L'orchestration musicale est tellement riche et fine ; les paroles, à mots couverts, révèlent tant de sens multiples, subtils, cachés, que je ne m'en lasse pas. Mon écoute n'est jamais la même.

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Comme Cocoon (Mark à la guitare folk, Morgane au clavier, tous deux au chant), Holden se produira en duo : Mocke à la guitare électrique, Armelle à la guitare électroacoustique et au chant. Mais la ressemblance s'arrête là ! Les jeunes Cocoon distillent des ballades pop harmonieuses, en anglais, avec de beaux arrangements et toute la fraîcheur de leurs vingt ans. On est d'abord séduit, on se laisse bercer, puis on a tôt fait de s'ennuyer, de s'assoupir un peu sur les gradins recouverts de velours rouge, installés pour l'occasion. Ce n'est pas vilain, c'est plutôt joli, bien fait, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard !

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Avec Holden, nous entrons dans la cour des grands, de ceux à qui on ne la fait pas. Ils nous présentent leurs compositions exemptes de tout artifice, brutes, dépouillées, épurées ; ils se mettent à nu, à découvert, sans les fioritures des machines. Nous découvrons, transis, émus, une version étonnante de leur répertoire, où la part belle est faite à l'album "Chevrotine". Nous en entendrons huit titres. Armelle est toute belle dans sa robe de scène, celle qu'elle portait à l'occasion du concert de la Cigale. Elle parle avec le public, annonce les morceaux… Mocke, peu bavard, ténébreux, les cheveux dans les yeux, est tout à sa guitare. Etienne, leur ingénieur du son, joue toujours du saxophone. Il quitte son poste pour venir sur scène interpréter l'intrigant "Madrid". Le troisième titre du rappel, qui clôt ce singulier concert, se nomme "L'essentiel" : c'est ce qu'ils nous ont offert ce soir, avec chaleur, tendresse et passion. Nous les aimons.

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Sachez que Holden entame prochainement une tournée en Amérique du Sud (Chili et Argentine), où ils sont très populaires. Ils trouvent là-bas, depuis longtemps, une juste reconnaissance de leur talent. Apparemment, en France, on ne sait pas toujours ce que "talent" veut dire… Et ça ne risque pas de s'arranger !

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Liste des morceaux entendus à File 7:

-Dès demain (C) -Quelque chose en moi (C) -Comme une fille (C) -Une fraction de seconde (P) -Sur le pavé (C) -Reprise de Johnny Thunders -Ce que je suis (C) -La machine (A) -Madrid (C) -C'est plus pareil (P) -La saison des touristes (P)

Rappel : -Charlie, Rosie et moi (C) -La demande en mariage (chant traditionnel irlandais) -L'essentiel (C)


A : "L'arrière-monde", 1998, Lithium
P : "Pedrolira", 2003, Village Vert
C : "Chevrotine", 2006, Village Vert

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http://www.holden.fr

http://www.myspace.com/holdenfrance

http://www.myspace.com/listentococoon

http://www.file7.com

Gomm et Mademoiselle K étaient en concert à l'Empreinte (Savigny-le-Temple) le 31 mars 2007. J'ai couvert l'événement pour Longueur d'Ondes. Retrouvez mon compte rendu et mes photos en cliquant sur ce lien :


http://longueurdondes.com/articles/3190.htm

05.05.2007

Sleepytime Gorilla Museum

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Après les Canadiens Thee Silver Mount Zion, JFred tenait à me faire découvrir les Américains Sleepytime Gorilla Museum (Oakland, Californie). Ils étaient en concert exclusif à Paris, il fallait à tout prix y aller ! Je les écoute un peu avant, sur leur site Internet : leur musique alterne des phases lentes, pesantes, sombres, avec des plages nerveuses, furieuses, percussives. Le chant est grave, ténébreux, comme sorti d'outre-tombe. Je me dis :  "Pourquoi pas ? Voyons voir un peu ce que ça donne en live." Nous voilà donc à la Scène Bastille le mercredi 18 avril, soit le lendemain du concert au Cabaret Sauvage, pour une nouvelle expérience sonore et visuelle.
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Deux groupes ouvrent la soirée. Nous zappons le premier, nous sommes amusés par le deuxième : Sebkha-Chott est un joyeux combo carnavalesque, une grosse fanfare loufoque et Grand Guignol, alliant entre autres le death metal, le rock progressif, le disco, les musiques psychédéliques ou afro-cubaines.
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À la pause, on se fraye un chemin pour être devant. Ce n'est pas gagné, il y a de la concurrence ! Finalement, je profite d'un mouvement de foule à l'arrivée du quintet pour me propulser vers la scène, d'où j'aurai une vue imprenable tout au long du concert. Ce qui m'arrange bien, car j'avais prévu de prendre quelques photos !
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Comme pour Thee Silver Mount Zion, si je m'étais fait une petite idée au sujet de la musique de Sleepytime Gorilla Museum, je n'avais pas vu de photos représentant les musiciens qui le composent. Je ne savais pas à quoi m'attendre en ce qui concernait leur âge, leur apparence vestimentaire… D'ailleurs, peu m'importait, finalement ! Pour le coup, côté look, je ne suis pas déçue du voyage !
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Je suis contente de voir que dans ce groupe aussi il y a une femme, au violon et sur un instrument plat, à cordes, qu'elle fait vibrer et sur lesquelles elle frappe avec des baguettes. Le rythme tient une grande place dans ce groupe atypique : outre le batteur, un deuxième larron (également trompettiste) tape sur des instruments monumentaux, fabriqués de toutes pièces, en bois ou en métal. Le bassiste joue d'un instrument étrange, électro-acoustique ? Le chanteur est aussi guitariste : il y a non seulement du rythme, mais aussi du son ! Et du spectacle !
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Honnêtement, je ne sais pas si j'aurais autant apprécié la musique de ce groupe si j'étais restée derrière, si je n'avais pas vu dans de bonnes conditions le jeu des musiciens sur scène. J'ai été envoûtée du début à la fin. Je vous invite à découvrir leur musique, faite de "rock progressif et de death metal", selon les experts. Un cas sur lequel se pencher sérieusement furieusement !
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http://www.sleepytimegorillamuseum.com

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http://www.myspace.com/sleepytimegorillamuseum

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Chronique de l'album "On natural history" :


http://www.fluctuat.net/2561-Sleepytime-Gorilla-Museum-On...

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Compte rendu du concert :


http://www.krinein.com/musique/Sleepytime-Gorilla-Museum-...

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http://www.myspace.com/sebkhachott


http://www.la-scene.com

28.04.2007

Thee Silver Mount Zion

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JFred m'invitait à ce concert et m'avait préalablement prêté deux CD de ce groupe au nom  improbable, interminable : "Thee Silver Mount Zion Memorial Orchestra and the Tra-la-la Band". L'écoute de ces deux disques, édités sur le label canadien Constellation Records, a aiguisé ma curiosité ; j'ai rapidement été captée par ces musiques inventives, oniriques, atmosphériques, intemporelles, un peu farfelues. En tout cas, loin des standards musicaux insipides et binaires. L'album "This Is Our Punk-Rock, Thee Rusted Satellites Gather+Sing" (paru en 2003), qui met l'accent sur les voix et les chœurs, a particulièrement retenu mon attention et a atteint ma sensibilité. Je n'ai d'ailleurs, depuis, pas cessé de l'écouter.
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C'est donc confiante, sans crainte (!), que je me dirigeais vers la petite salle circulaire du Cabaret Sauvage, où le groupe jouait mardi 17 avril 2007. Le même soir, le groupe allemand Tokio Hotel incendiait le Zénith, à deux pas, de l'autre côté du canal de l'Ourcq. Il n'était pas bien difficile de choisir la bonne rive et d'aller à l'inverse du courant ! J'ai toujours préféré l'authentique, le confidentiel, au sensationnel et à la poudre aux yeux.
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En première partie, nous découvrons les Parisiens de Carp, groupe indie au rock lourd et lent, aux montées tripantes et aux accélérations  noisy entêtantes et haletantes.
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Puis la tribu montréalaise installe ses instruments, avec sourires, décontraction et bonne humeur. Je ne m'étais pas posé la question de savoir à quoi pouvaient bien ressembler ces artistes ; je savais juste que ses membres faisaient aussi partie du groupe mythique Godspeed You! Black Emperor, actuellement en sommeil.
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Je découvre des personnes sympathiques, aux alentours de la trentaine, trois filles et quatre garçons, jouant des instruments de facture classique (violon, violoncelle, contrebasse) ou contemporains (batterie, guitares électriques), et chantant volontiers, en solo ou en chorale. La salle est bondée, captivée, émerveillée. C'est beau, surprenant, souvent touchant et bouleversant.
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Nous prolongerons la soirée dans un bar de l'avenue Jean Jaurès avec des amis de JFred, revus à cette occasion. La musique adoucit les mœurs, dit-on, et elle enflamme aussi les âmes.
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On trouvera ci-dessous quelques liens essentiels :


http://fr.wikipedia.org/wiki/A_Silver_Mt._Zion

http://www.silvermtzion.com

http://www.carp.music.com

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Le groupe Carp sera présent à l'Electrical Lands Festival organisé par le collectif "La cave se rebiffe" à Lagny-sur-Marne (Espace Charles Vanel, 77) le samedi 12 mai 2007, dès 15h. Sept groupes sont au programme dont Polmo Polpo, figurant également sur le label Constellation Records. Entrée au prix imbattable de 10 € !


Pour en savoir plus, se connecter ici :


http://www.myspace.com/bruitkicourt

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http://www.cabaretsauvage.com

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