03.05.2008

Charles De Goal : Restructuration

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Vingt-deux ans après l'album "Double face", voici le bien nommé "Restructuration", qui nous prouve que Charles De Goal a bel et bien repris du service (avec un "vrai" groupe), et qu'il est au meilleur de sa forme.
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Le rouge domine sur la pochette : y sont représentées des séquences d'ADN, sur lesquelles vient se poser la pointe effilée d'un scalpel, peut-être dangereuse, en tout cas menaçante. Nous viennent ces mots dont on a peur : expérimentations, manipulations, modifications génétiques, produits transgéniques… On s'interroge : est-ce pour le bien de l'Humanité ? N'allons-nous pas vers une perte de l'identité, pour les êtres vivants ? De la notion d'identité, il en est fortement question dans "Restructuration". De la vie, aussi ; du parcours accompli, du temps qu'il reste, de ce qu'on souhaite en faire, du cheminement vers la mort, jusqu'à la mort, et même après… Il y a aussi l'amour : thème peu souvent abordé chez Charles De Goal, précédemment. C'est qu'il n'est plus tout à fait le même homme, celui qu'on a quitté à l'aube des années 90 : il a mûri, il a vieilli, il s'est épanoui… Il ne s'est pas arrêté de vivre, ni de faire de la musique. Ses textes s'en ressentent : ils vont droit au but, à l'essentiel, tout en gardant cette part d'ombre et de mystère, et différentes interprétations possibles. Le nouvel album de Charles De Goal, conçu avec les musiciens qui l'accompagnent sur scène depuis le concert de reformation à la Flèche d'Or (9 mars 2006), s'inscrit dans la continuité des précédents, mais sur un ton résolument moderne, dans l'esprit musical d'aujourd'hui, avec un univers toujours très personnel mais beaucoup plus ouvert. Bien sûr il y a ces sons caractéristiques des synthés et des boîtes à rythmes des 80's, réinvestis, retravaillés avec les moyens numériques du XXIe siècle. Les guitares sont puissantes, cinglantes, acérées ; le rythme vif, fringant, aiguisé. Les textes frappent fort, nous bousculent, nous interpellent, nous interrogent.
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Charles De Goal jouait à la Mécanique Ondulatoire (8 passage Thiéré, Paris 11e) le vendredi 11 avril 2008 et présentait "Restructuration" : le public l'attendait de pied ferme !
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Des petits jeunes aux vétérans, toutes les générations sont présentes dans cette belle cave voûtée, à laquelle on accède par un étroit escalier en pierre. Après les parisiens "punk club" Hot Dog Addict, voici Charles De Goal restructuré, au grand complet : Patrick Blain (chant et guitare), Thierry Leray (guitare, synthés, programmations), Etienne Lebourg à la basse et Jean-Philippe Brouant à la batterie (et à la distribution de tranches de saucisson). Ça cogne fort dès le début du set et ça continue à fond les manettes avec "Procession", "Next Stop Disneyworld", "Identité", "Passion éternité", "Hais-toi !", "Choque-moi", "Décadence" "Régularisez-moi", "Finger Weg"… On reste là, scotchés, ravis d'écouter tous ces nouveaux titres, et des plus anciens, les incontournables "Soupirs", "Dans le labyrinthe", "Synchro", "Modem", "Ambiance répétitive", "Technicolor", "Hop, hop, hop, hop", "Missiles", "Kling Klang", "Exposition"… Final avec une reprise de Gang of Four : "Damaged Goods". Dommage que la sonorisation ne soit pas à la hauteur ! Les musiciens, eux, sont vraiment bons, et on lit sur leur visage la joie de jouer ensemble. Les gens dansent, chantent, rient, crient, sourient, photographient, filment, applaudissent… Une belle ambiance électrique et énergisante. Nous avons fini dans une véritable étuve ! Un concert "à la dure", comme on n'en fait plus, dans les vieilles traditions du rock'n'roll.
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On a pu, bien sûr, après le concert, acheter le CD, sorti sur le label Self Control (spécialement créé pour l'occasion), autoproduit et autodistribué ! On peut se le procurer via Internet. C'est vivement recommandé ! Pour les détails :

http://www.myspace.com.charlesdegoal

Mais venons-en aux faits. Patrick Blain, alias Charles De Goal, m'a consacré une longue interview (mars 2008) pour un article dans le numéro 44 de Longueur d'Ondes. Après être longuement revenus sur les rencontres et les événements qui ont conduit à la reprise des activités de Charles De Goal (puis à des concerts dans toute l'Europe), jusqu'à ce projet d'album et sa réalisation, nous avons passé en revue tous les titres de "Restructuration". Une visite commentée de ses textes par l'auteur lui-même, qui s'est raconté, de façon sincère et spontanée, donnant son interprétation des choses, livrant ses sources d'inspiration. En voici la retranscription. Après ça, vous n'écouterez plus Charles De Goal de la même façon…

L'idée d'un album s'est imposée dès le début de la reformation, on a créé deux morceaux, mais avec les concerts on n'a pas eu le temps de s'y consacrer totalement. Il y a six mois, on s'y est mis vraiment, on a tout fait "à la maison", en home studio. Finalement on a fait le boulot assez vite. À partir du moment où on s'est dit "ça y est, on y va", ça a été rapide. Il fallait juste le temps de s'y mettre. Mais sinon, la manière de composer n'a pas franchement changé, on ne réfléchit pas deux ans avant de faire un morceau. Cette fois-ci, il y a majoritairement des morceaux composés par Thierry (qui gère aussi le son, la production), d'autres qui sont majoritairement composés par moi, il y a même un morceau majoritairement composé par Jean-Philippe le batteur. Mais après chacun amène son grain de sel, son idée.

Les textes, c'est moi. Ça ne change pas. On ne change pas un esprit malade ! J'ai beaucoup plus travaillé dans le sens : d'abord la musique, puis les textes. Je n'avais pas des tonnes de textes en avance chez moi, je ne suis pas un poète maudit ! Je travaille pour l'occasion. Si je n'ai pas de motivation, un but concret, ça ne vient pas à l'esprit de faire des textes, comme ça, "pour rien".

Je cherche moins à cacher les choses qu'avant. Avant, il y avait beaucoup de tiroirs, il y en a peut-être moins là. Il y a deux thèmes essentiels dans cet album : le questionnement sur l'identité et le cheminement vers la mort. Je pense que c'est dû à mon âge, ça commence à me travailler, c'est sûr, ça a influencé pas mal mes textes. J'ai une certaine angoisse qui m'a prise à mes cinquante ans et qui reste assez présente.

Thierry a composé "Restructuration" du début jusqu'à la fin, un peu comme un genre de "concept album". Ça n'a pas été voulu comme ça au départ, mais il s'est avéré que les choses s'imbriquaient assez bien et apparaissaient logiques. Effectivement les sens sont moins cachés, les textes plus directs. Quoique...


1)Régularisez-moi

C'est le morceau qui a été composé par Jean-Philippe. C'est un truc de fou ! C'est même lui qui a fait les paroles. Je pense qu'il a été influencé par tous les problèmes qu'on a actuellement avec Hortefeux et compagnie. Tout le disque parle de la restructuration et la pochette, c'est justement des représentations d'ADN, plus un scalpel. C'est la trituration de l'identité jusqu'à l'ADN, jusqu'aux questions : "Qu'est-ce qu'un individu ?" "Est-ce qu'on peut le transformer ?" Donc finalement, ce morceau-là allait très bien en intro, il accroche, il annonce la couleur.


2)Passion éternité

Ce qui m'a influencé, c'est la lecture d'un philosophe qui est mort récemment, André Gorz (84 ans). Il s'est suicidé avec sa femme (Dorine, 83 ans, atteinte de maux incurables), car il ne supportait pas l'idée de lui survivre. Ça m'a vraiment beaucoup marqué, et c'est à partir de ça que j'ai fait ce texte-là. (André Gorz : "Lettre à D. Histoire d'un amour", éditions Galilée, 2006)


3)Choque-moi

Je n'avais jamais fait un texte comme ça. C'est un peu "SM light", comme tu dis. Comme c'est dans l'idée du cheminement vers la mort, c'est aussi tout ce qu'on n'a peut-être pas fait, qu'on aurait voulu faire, un regard vers le passé, qu'est-ce qu'on a fait, qu'est-ce qu'on n'a pas fait, qu'est-ce qu'on aurait bien aimé faire. Je ne sais pas si j'aurais bien aimé faire ça ! Mais je me dis tiens pourquoi pas essayer…


4)Procession

Souvent, ce qui m'arrive, c'est que je suis influencé par ce que je suis en train de lire. Pour ce morceau, je lisais "Les bienveillantes", de Jonathan Littell. Forcément le texte a été influencé par cette lecture, mais j'ai essayé de transformer ça en cheminement de la vie, où tu n'as pas ton mot à dire, où tu avances comme un mouton vers l'abattoir. Oui, il y a le côté réducteur de la vie, on fait des choses entre temps, mais finalement… "Comme à l'abattoir avancer en ligne, prier le ciel que la fin reste digne" : c'est tous aussi ce qu'on se dit, on prie pour que notre fin soit digne, pour qu'on ne meure pas d'une manière ridicule…


5)Identité

Là, j'étais en train de relire du Philip K. Dick. C'est typiquement schizophrène… C'est l'un de mes auteurs favoris. C'est vraiment le jeu : qui est à côté de moi ? Est-ce la réalité que je vois ? La réalité est-elle réelle ? C'est typiquement du K. Dick. Pourtant, un copain est venu me voir à la fin d'un concert et m'a dit : "C'est incroyable, c'est exactement ce que je suis en train de vivre." Lui, il est en train de se séparer dans son couple, de sa femme, pour aller vers quelqu'un d'autre. C'est comme cela qu'il a vu les choses. À la fois je trouve ça très bizarre, mais je suis très content que mes textes puissent être interprétés et parlent à du monde.


6)Figures imposées

Ça concerne la pression sociale qu'on a sur les épaules, qui fait que le seul moment où tu vas être tranquille, où tout va pouvoir s'évacuer un peu, c'est la nuit, dans le sommeil. Mes textes sont peut-être plus directs, mais j'essaye quand même aussi de faire en sorte qu'il n'y ait pas qu'une seule interprétation possible. Moi, ce qui m'amuse, c'est que des gens viennent me voir en me disant : "Ce texte-là me touche vraiment profondément pour telle ou telle raison", alors que ce n'est pas forcément ce que j'ai voulu dire. Parce que moi, je sais ce que j'ai voulu dire, la plupart du temps !


7)Next Stop Disneyworld

Ce n'est pas franchement une dénonciation, c'est plus une interrogation sur l'identité. Je suis moi-même un enfant de l'après-guerre et je me pose la question de savoir où sont mes racines. Le plan Marshall nous a influencés, nous a américanisés. Je ne vais pas cracher sur les Américains. Moi, ma culture, elle est aussi quelque part un peu américaine, ne serait-ce que par la musique, ou le cinéma… C'est le côté bicéphale. Il y a une petite pointe de dénonciation quand même, parce que ça m'énerve (c'est mon côté vieux con, je commence à être vieux !) de voir tous ces gamins qui vivent comme des Américains, comme des basketteurs, dans la rue, je trouve ça "too much".


8)Trop tard

C'est exactement ce dont je te parlais tout à l'heure. Ce sont les regrets de ne pas avoir fait certaines choses, le regard en arrière.


9)Décadence

Je n'aime pas les textes où c'est trop précis et j'aime un peu moins celui-là, même s'il est marrant. Il est fait pour le fun, pour la danse. C'est l'attaque du monde tel qu'il est aujourd'hui, tel qu'il transparaît dans les médias. La téléréalité, les stars, les people… Là c'est quand même une dénonciation du genre que je n'aime pas trop habituellement entendre. J'ai pris un peu plus position que d'habitude. C'est une attaque plus frontale, mais quelque part amusante. C'est presque de la tectonique ! C'est aussi ce qu'on a essayé de faire sur l'album (des sons actuels, des rythmes dansants), même si des gens risquent d'être déçus, parce qu'ils s'attendent à ce que je refasse exactement du Charles De Goal style premier album. Moi, ça ne m'intéresse pas. Réintégrer effectivement un esprit qui avait été perdu, oui, OK—c'est pourquoi on a remis certaines boîtes à rythmes "à l'ancienne"—, mais je n'ai pas envie de faire du "copier-coller", pour moi ça n'a aucun intérêt. J'avais envie de faire le Charles De Goal d'aujourd'hui.


10)Destination Terre

C'est la vie qu'on quitte, il y a une odeur de terre, une odeur d'éther, ça sent la fin…


11)Hais-toi !

Là on est passé de l'autre côté, c'est une diatribe, même si c'est un peu prétentieux : "Dieu, quand je vais te rencontrer, je vais te dire que je ne t'aime pas." Quand on est allés faire les voix dans un studio, l'ingénieur du son nous a dit : "C'est incroyable, on dirait Marylin Manson qui fait de la country !"


12)Restructuration

Celui-là peut être interprété aussi de multiples manières. J'espère que tu auras remarqué le clin d'œil à la fin : "Prêt pour une autre Exposition". Donc c'est aussi un peu quelque part l'histoire de la restructuration de Charles De Goal pour arriver à celle-ci. C'est aussi la restructuration d'un être humain ou d'une entité ou d'autre chose, présenté comme un "produit". On peut aussi y voir l'idée de la réincarnation, si on y croit. À l'origine ce n'était pas ce texte-là, c'était un texte beaucoup plus politique, sur les restructurations économiques, mais ça ne me plaisait pas. C'était le genre de texte que je n'aime pas. Je n'ai pas envie de dire "un tel c'est pas bien", on le sait, on est assez intelligent (du moins, je l'espère) pour ne pas avoir besoin que quelqu'un vous dise "attention là c'est pas bien, c'est un gros méchant". On est capables de réfléchir par nous-mêmes, on peut chacun se faire notre opinion. Ça ne t'empêche pas d'avoir tes propres opinions et de pointer du doigt quelques petits trucs… Mais je n'aime pas les donneurs de leçon.


13)Finger Weg

C'est le morceau caché de l'album, le moment où l'on redevient un enfant. "Finger weg", c'est ce qui est écrit en allemand sur les portes coulissantes du métro, ça veut dire "bas les pattes", "enlève tes doigts". C'est à prendre avec dérision.

19.04.2008

Deux concerts en avril

Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko (and more) le 1er avril à File 7 : j'y crois ? J'y crois pas ? J'y suis, aux premières loges !

Le 3 avril, Thomasi fête les 10 ans de l'association Émergences Plus et la sortie de son 2e album au Zèbre de Belleville : je suis invitée. J'y vais avec plaisir !

Le 28 novembre 2007, nous avons appris, avec stupéfaction, la mort de Fred Chichin, emporté par un cancer foudroyant. Il avait 53 ans. Nous avions assisté au concert des Rita Mitsouko au festival Rock en Seine (25 août 2007, parc de Saint-Cloud) et avions constaté avec joie que le public était venu massivement. L'espace de la scène de la Cascade était apparu ridiculement petit, peu adapté à une audience si importante : la grande scène aurait été plus légitime pour un groupe de cette envergure. La fête fut chaleureuse, émouvante, sympathique, nourrie par de fervents applaudissements et la reprise en chœur des chansons les plus populaires : "Les histoires d'A", "Andy", "C'est comme ça", "Le petit train", "Marcia Baila"...
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La vie se poursuit pour ceux qui restent, le spectacle continue… Nous n'avons donc pas été tellement surpris de savoir que Catherine Ringer remontait sur scène, "seule", avec les musiciens qui accompagnaient le duo sur la tournée de "Variéty" (7e album, sorti en avril 2007). Mais la voir à File 7 (Magny-le-Hongre, 77), alors que la plupart de ses dates ont lieu dans les Zénith, quel privilège ! Le concert, annoncé le mardi 1er avril 2008, n'était pas un poisson, et c'est bien Catherine Ringer, souriante, enjouée, gracieuse, rayonnante de beauté, qui a chanté pour nous ce soir-là, pendant presque deux heures.
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Nous avons majoritairement écouté des titres des Rita, bien sûr, beaucoup du dernier album, mais aussi des chansons italiennes et des reprises : "Red Sails" de David Bowie, "After Hours" du Velvet Underground… Ceci pour nous rappeler que lorsque Catherine Ringer et Fred Chichin se sont rencontrés (en 1979) et ont commencé à faire de la musique ensemble, ils jouaient, outre leurs premières compos, des reprises de Bowie et du Velvet.
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Ce concert (qui affiche complet), je le vois devant, il fallait bien ça ! Juste avant qu'il commence, je me suis frayé un passage dans la foule compacte, encouragée par Yas, qui m'invite à la suivre, très déterminée : "Je n'ai jamais vu un concert autrement que dans la fosse !" J'y retrouve Marie-Claude, fidèle au poste. JFred et Eric restent derrière (ce qui rime avec bières), je ne verrai Kai-ly qu'après, pressée d'aller prendre le dernier RER…
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Présentons ici la discographie (albums studio) des Rita Mitsouko et écoutons-les, more and more !

-Rita Mitsouko (1984)
-The No Comprendo (1986)
-Marc & Robert (1988)
-Système D (1993)
-Cool Frénésie (2000)
-La Femme Trombone (2002)
-Variéty (2007)

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http://www.ritamitsouko.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rita_Mitsouko
http://www.file7.com

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Le 1er album de Thomasi, "Lundi dans la lune", avait suffisamment fait swinguer mes oreilles pour que je décide d'en écrire la chronique pour Longueur d'Ondes (#39, avril 2007). J'aime cette musique jazz manouche, aux accents de musette, de valse et de tango, servie par des textes fouillés, poétiques, drôles et touchants.
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Quand il s'agit de chroniquer son 2e album, "Le bazar du bizarre", autoproduit comme le précédent, je suis encore partante (Longueur d'Ondes #42, décembre 2007) ! Ce prolifique et sympathique auteur compositeur interprète vient alors d'obtenir une aide financière de la SACEM, qui va lui permettre de "fabriquer" son disque : impression, pressage… Pourquoi avoir réalisé deux albums de façon si rapprochée ? Vous le saurez en lisant mon article (rubrique "On y tient") dans le #44 (parution mi-avril) de Longueur d'Ondes !
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La sortie officielle du "Bazar du bizarre" se fait donc jeudi 3 avril 2008 dans un Zèbre hennissant joyeusement et piaffant d'impatience ! Le jeune trentenaire arrive sur scène visiblement ému, bientôt rejoint par Hervé Verdier à la contrebasse (également arrangeur) et François Michaud au violon et à l'alto. Viendront aussi Jean-Baptiste Laya (guitare) et Vincent Clément (choeurs), par ailleurs beau-frère et réalisateur des deux albums de Thomasi. Vive la famille et les amis !
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Le répertoire est composé de chansons de "Lundi dans la lune" ("Un gamin parmi la marmaille", "Chanson pour ton cul", "La friche de Saint-Ouen", "Gaspard"…), du "Bazar du bizarre" ("Dans sa p'tite piaule sous les toits", "Le cabaret des fous", "Chez Boivin", "Moleskine Swing", "Au Wepler"…). Nous entendons un inédit qui nous parle, de façon juste et sensible, de l'enterrement d'un proche, des pensées qui surviennent, des questions qu'on se pose lorsqu'on assiste à ce genre de cérémonie. L'auditoire, captivé par la verve du chanteur guitariste à casquette et par le jeu éblouissant des musiciens qui l'accompagnent, applaudit à tout rompre après chaque morceau. Le succès est légitime et mérité ! Thomasi entame une série de concerts, principalement en Ile de France pour le moment. Allez le voir ! Les dates sont à suivre sur son MySpace.
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http://www.thomasi.net
http://www.myspace.com/thomasinet
http://www.emergencesplus.com
http://lezebre.com

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29.03.2008

Pandore à la Fontaine

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Brie-Comte-Robert, 13.400 âmes, ville d'Histoire, ancienne capitale de la Brie, son église (XIIIe siècle), son château (XIIe siècle), son traiteur chinois (ouvert le samedi soir) et… son centre culturel !

Habituée à me rendre à "la Fontaine" pour assister aux réunions du Transistor, fanzine gratuit édité par le réseau du Pince Oreilles (structure de soutien aux musiques actuelles du 77), je ne m'y étais encore jamais déplacée pour un concert !

Ce fut enfin chose faite samedi 15 mars 2008, pour écouter Pandore (dont je venais d'écrire la chronique de leur 2e album pour le Transistor) et Doloreane, en première partie.

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La salle de concert est accueillante, la scène a une configuration particulière, avec ce poteau en plein milieu, qui oblige à repenser l'espace "autrement". Je retrouve là Caro, journaliste pour le Transistor et Longueur d'Ondes, qui a récemment créé Yaka Mag, un épatant magazine culturel (web et papier) destiné aux parents des enfants de 5 à 12 ans. Son compagnon Fabrice joue de la batterie dans le groupe de première partie. Je discute aussi avec Magali, chanteuse du groupe trip hop Etikal Lab : un 2e album est en préparation ! Je vais également saluer Luc, programmateur, responsable du studio de répétitions de la Fontaine et rédacteur en chef du Transistor.

Doloreane est un groupe familial, où le fils est chanteur, le père à la guitare ; il y a aussi cousins et amis pour prêter main-forte à une musique pop rock oscillant entre Radiohead et The Strokes, avec des accents funky.

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Pandore, trio power pop seine et marnais, est de retour avec les titres de son nouvel album, qui vient juste de sortir : "Tout va mieux". Malheureusement, ce qui ne va pas mieux, c'est qu'au changement de plateau, une partie du public s'est éclipsée on ne sait où, ce qui rend la salle un peu vide et c'est dommage, car la prestation de Nolwenn, Manu et Stéphane vaut vraiment le coup !

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Des concerts à la Fontaine, il y en a à peu près deux par mois.
Les prochains seront les samedi 29 mars (pop rock avec Elejia, Apple Dumplim et Either), 12 avril (fusion avec Badjoke, The Ape's Trip et Love Juice Distillery), 17 mai (groupes répétant au studio : Legs On Fire, X-tazyK et Puff Machine), 31 mai (festival Métal Zone, salle du Safran, avec doMb, Ed-Äke, Memories of a Dead Man...). C'est très éclectique !

Pour en savoir plus :
http://www.centre-culturel-brie.com
http://www.myspace.com/lafontaineconcerts
http://www.pinceoreilles.fr

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Finissons par la chronique consacrée à "Tout va mieux", qui figurera sur le numéro 24 du Transistor (avril/mai/juin 2008) :

Après "Mud Eve" sorti en 2004, voici un 2e album très attendu, au titre optimiste et prometteur. Conduit par Nolwenn au chant et à la guitare, Manu à la basse, Stéphane à la batterie, le combo continue sur sa lancée, jouant une power pop énergique, sensible et inspirée. Les compositions, au son puissant et saturé (heavy metal, grunge…), sont servies par une voix au fort tempérament, expressive, mélodieuse, orageuse.

http://www.myspace.com/pandorepowerpop

23.02.2008

Theo Hakola au Divan du Monde

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C'est en 1985 que je découvre, certes un peu tard, Orchestre Rouge, le premier groupe de Theo Hakola. On m'avait fait une cassette avec, d'un côté, "The Hurting" de Tears For Fears, et de l'autre "More Passion Fodder" d'Orchestre Rouge. C'est une révélation, qui me conduit à m'enquérir sur d'éventuels autres disques, et donc à écouter "Yellow Laughter". Orchestre Rouge n'avait enregistré que ces deux albums, en 1981 ("Yellow Laugter") et en 1983 ("More Passion Fodder"), et était malheureusement déjà dissous ! Mais oh joie, dans la foulée, on me fait écouter Passion Fodder, le nouveau groupe de Theo Hakola, fondé en 1984. Là encore, je suis happée, soufflée, enthousiasmée. Je vais les voir en concert à l'Usine à plusieurs reprises, et à chaque fois je suis saisie par le charisme de son leader et sa beauté nordique, dégingandée, par cette énergie positive dégagée sur scène, qui fait du bien… un vrai plaisir ! J'aime cette rage, dans les guitares si caractéristiques, la puissance du violon, la basse chantante, très mélodique, la singularité du chant, aux beaux accents américains. Un jour, j'accroche chez moi une immense affiche du groupe, réalisée par Ricardo Mosner. Elle y restera jusqu'à ce que je déménage.

Retour en 1987 : c'est parce que je lis le nom de Theo Hakola au dos de la pochette d'"Où veux-tu qu' j'regarde ?" (il en était le producteur artistique) que je découvre Noir Désir, encore peu connu, assez confidentiel, pour lequel je m'enflamme.

Passion Fodder se sépare en 1991, après cinq disques : c'est pour moi un vrai drame ! Mais le 28 janvier 1993, dans la petite salle de concerts sparnacienne "La Cigale Musclée", a lieu un événement extraordinaire : Theo Hakola joue en duo avec Bénédicte Villain, la violoniste virtuose de Passion Fodder. Ils sont arrivés par le train, chacun avec son instrument dans son étui et de maigres bagages. Ils avaient demandé à ce qu'il y ait, sur la scène, un piano pour Theo. Il y en aura un, numérique, emprunté à une copine du coin. Balances, hôtel, puis restaurant, où j'ai l'immense honneur de les accompagner. Une soirée musicale inédite, très expérimentale (avec effets d'orgue sur le piano) dont j'ai des souvenirs précis grâce à une cassette vidéo réalisée par Eric, qui m'en a fait une copie que je conserve très précieusement.

C'est à l'occasion de ce concert (plus de deux longues et belles heures !) que j'ai connu Eric : nous sommes toujours amis. Grâce à lui j'ai rencontré Karine, Olivia, Jo-Anna (qui a créé un site Internet consacré à Theo Hakola), Pep, Pierrot, Christine… Nous allons ensemble dans les concerts, ceux de Theo Hakola dorénavant accompagné d'un groupe, ceux des Hurleurs (Theo Hakola a assuré la réalisation artistique de l'album "Bazar"), ceux de Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir)…. Une grande famille ! Nous échangeons nos impressions de lecture au sujet des deux romans écrits par Theo Hakola, "La route du sang "(2001) et "La valse des affluents" (2003). Certains iront voir sa pièce de théâtre, jouée à Lille : "La chanson du Zorro Andalou" (2000). On aime beaucoup, ou juste un peu, les albums qu'il sort en solo. Mais c'est bien loin, tout ça !

En février 2007, je me rends au Glazart, pour le festival "Dans la série des Inaperçus", dont je dois faire un compte rendu pour la revue Longueur d'Ondes. Trois groupes sont à l'affiche le soir de l'ouverture : Mell, Boule et Caillou, Gecko Palace. En arrivant, je suis surprise d'entendre, en provenance de la sono, des chansons d'Orchestre Rouge ! J'en suis profondément émue. Plus tard, c'est Theo Hakola en personne qui apparaît dans la salle, accompagné par Bénédicte Villain. J'apprends qu'il est là pour supporter les Toulousains de Gecko Palace, il est le producteur artistique de leur premier album qui va sortir : "Tout va si bien…" Je suis enchantée par la prestation de ce groupe, très scénique, distingué, ouvragé, aux influences folk rock américaines, savamment orchestrées. Un peu plus tard, je me mets en contact avec Olivier Balet, compositeur et parolier du groupe, qui m'annonce que la sortie du disque est suspendue, leur label ayant mis la clé sous la porte.

À l'automne 2007, je m'offre la belle réédition CD, en coffret, des deux albums d'Orchestre Rouge. Mes murs et l'habitacle de ma voiture résonnent pendant des semaines de cette voix écorchée, de cette guitare souffrante, de ce son brut, froid, enragé, désespéré, de ces mélanges improbables de rock, de folk, de punk, de cajun et de reggae. Inimitable.

Janvier 2008. J'apprends qu'il y aura un concert de Theo Hakola le 9 février au Divan du Monde, dans le cadre du festival "Dans la Série des Inaperçus", justement ! Et aussi que l'album de Gecko Palace va finalement bientôt sortir, qu'un nouveau label a été trouvé… C'est à suivre de près ! Olivier Balet m'envoie le CD "Tout va si bien…" pour que je lui donne mon avis. J'aimerais faire une proposition d'article ou de chronique à la rédaction de Longueur d'Ondes. Je m'immerge peu à peu dans cet univers, faits de ruptures, de morts, d'absence, d'errance, de décalage. Dans la foulée je réécoute "Veuillez rendre l'âme…" de Noir Désir, et la compilation "Song Sacred And Profane" de Passion Fodder. Je vais écouter, sur le MySpace de Theo Hakola, des titres (que je trouve fameux) de son cinquième album solo, "Drunk Women And Sexual Water", sorti à l'automne 2007.

Tout ça jusqu'à ce concert où je voulais être, où je me devais d'être, où je suis venue, m'avançant au premier rang, pour bien profiter du spectacle.

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Ce sera un rendez-vous important avec des gens que je n'ai pas vus depuis longtemps, que j'aime beaucoup, que je ne connais pas personnellement mais qui m'accompagnent artistiquement au fil des ans ; les retrouvailles seront chargées d'émotion.

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Bénédicte Villain sera là, bien sûr, avec son violon flamboyant, majestueux, orageux, torrentiel, démentiel. Theo Hakola, souriant, envoûtant, gentiment moqueur, sera au meilleur de sa forme, accompagné par une formation majoritairement féminine : au violon Bénédicte Villain, à la basse Laureline Prodhomme, à la batterie Tatiana Mladenovitch, au chant et aux choeurs Mélanie Menu. Il y aura aussi le guitariste Matthieu Texier (ex-Hurleurs), dont le jeu s'accordera à merveille à celui du violon.

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Nous serons pris dès le premier morceau ; nous reconnaîtrons là des morceaux de Passion Fodder ("Blood Thicker Than Love", "Lucibel Lee", "Hunger Burns", "Struggle For Love", "Heart Hunters", "And Bleed That River Dry"…), ici ceux du dernier album ("Lauren Bacall", From Little Wolf to Hair of the Dog", "He Said She Said", "Tendre Jeunesse"…), d'autres plus anciens ("Goddamn Song"…) ou dernièrement composés, et bien sûr le "tube", remis au (dé)goût du jour par les frasques présidentielles : "Il n'y a pas de jolies filles à droite".

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Les gens qui étaient présents à ce concert du samedi 9 février, visiblement radieux, comblés, émerveillés, ont certainement chacun leur propre histoire à raconter, ancienne ou plus récente, au sujet de leur attachement à Theo Hakola. Vous venez de lire la mienne.

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Cet homme libre, indépendant, engagé, fait figure de référence dans le milieu de la musique, pour son intégrité, sa singularité, son authenticité, sa sincérité, sa générosité, son humour si particulier ! C'est une légende à lui tout seul : d'origine finlandaise par ses grands parents qui ont émigré aux Etats-Unis, Theo Hakola naît à Spokane, Etat de Washington, en 1954. À dix-huit ans, il adhère au Comité des USA pour une Espagne démocratique et va lutter, en 1975, sur le terrain, au péril de sa vie, contre le fascisme sanguinaire de Franco. Il arrive en France en 1978, s'installe à Paris. Il crée Orchestre Rouge en 1980. Pour en savoir (encore) plus, il y a tous ces liens :

http://www.theohakola.com
http://theo.hakola.free.fr
http://www.myspace.com/theohakola
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9o_Hakola

À lire aussi : le compte rendu du concert au Divan du Monde par Fleur de la Haye pour RFI :
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/098/article_...

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09.02.2008

C'est passé : Nuit Curieuse "Turkish Délices"

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Que diriez-vous d'aller à une grande fête (1200 personnes) où l'on vous offrirait, à votre arrivée, dans la vapeur des samovars et la chaleur des braseros, un verre de thé et des loukoums, moelleux, fondants et parfumés ?
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C'est ce que vous auriez pu vivre, si seulement vous étiez venu à la Ferme du Buisson le samedi 19 janvier 2008, pour la Nuit Curieuse "spéciale Turquie" !
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Une fanfare endiablée vous entraînerait jusqu'à l'entrée du Grand Bazar, tout de rouge éclairé, dans une ambiance  feutrée, avec tentures, tapis, bougies, coussins, petits tabourets, tables basses. Vous goûteriez aux spécialités "alaturca" ; il y aurait à boire (lait fermenté, raki, vin et bière du pays) et à manger (kebab, börek, sarma, baklava). Vous pourriez faire appel à un barbier, à un tatoueur, à un masseur, vous faire lire l'avenir dans le marc de café, vous procurer livres et CD…
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Il y aurait le concert de Baba Zula, son dub oriental psychédélique, sa danseuse du ventre, son illustratrice au stylet numérique, et cette irrésistible envie de se balancer, d'onduler, de bouger. Vous iriez (ou pas, c'est en même temps que Baba Zula) au ciné concert de SOS Project mené par Jean-Pierre Smadja dit "Smadj" (par ailleurs membre de Du Oud), où dessinent en direct Dupuy et Berberian.
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Vous découvririez la danse contemporaine turque avec l'amusant "Trio" d'Aydin Teker, ses jeux de bouches et d'expressions, puis avec le soufflant "Dolap", pièce pour deux danseurs (Mustafa Kaplan et Filiz Sizanli) et un lourd et gros frigo. C'est périlleux, acrobatique, percutant, poétique.
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Après avoir fumé le narguilé (dans un endroit bien agencé, en extérieur), être allé vous baigner (à défaut de bains turcs, les légendaires baquets d'eau chaude, à la belle étoile, font sensation !) tout en regardant les images délirantes du VJ (Video Jockey) S.I.S, ou tout simplement vous être promené le long des allées, sous les marronniers, profitant du cadre, de la lumière rouge, vous seriez parti danser sur la musique joyeuse du Kolektif Istanbul.
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Les neuf jeunes musiciens (dont une chanteuse époustouflante), inventifs, énergiques, allient avec talent traditions (fêtes populaires, banquets, mariages) et modernité (jazz, funk, mélanges de toutes sortes). Vous seriez au beau milieu d'une foule joyeuse, radieuse, souriante, décontractée, émerveillée.
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Les mixs électro-orientaux de DJ Ipek, née à Berlin (et y vivant toujours) vous auraient requinqué en fin de soirée. La jeune femme n'hésite pas à lâcher ses platines pour rejoindre danseuses et danseurs, et les faire monter avec elle sur scène pour que tout le monde profite du spectacle !
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Jetant un dernier coup d'œil sur le programme de la soirée, vous regretteriez d'avoir loupé AksakAnatolia (musique traditionnelle et danse du ventre), et deux courtes pièces d'Aydin Teker ("STKH" et "Momentum"), mais ça ne serait pas si grave !

Il serait tard (4h du matin !), vous n'auriez pas vu le temps passer, vous partiriez vous coucher, la tête pleine de belles sensations. Vous noteriez déjà, dans votre agenda, au samedi 31 mai 2008, la Nuit Curieuse "carte blanche à Lhasa" qui, compte tenu du savoir-faire des organisateurs, promettra encore merveilles et enchantements !


La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-la-Vallée, Noisiel (77).

http://www.lafermedubuisson.com