03.05.2008
Charles De Goal : Restructuration
On a pu, bien sûr, après le concert, acheter le CD, sorti sur le label Self Control (spécialement créé pour l'occasion), autoproduit et autodistribué ! On peut se le procurer via Internet. C'est vivement recommandé ! Pour les détails :
http://www.myspace.com.charlesdegoal
L'idée d'un album s'est imposée dès le début de la reformation, on a créé deux morceaux, mais avec les concerts on n'a pas eu le temps de s'y consacrer totalement. Il y a six mois, on s'y est mis vraiment, on a tout fait "à la maison", en home studio. Finalement on a fait le boulot assez vite. À partir du moment où on s'est dit "ça y est, on y va", ça a été rapide. Il fallait juste le temps de s'y mettre. Mais sinon, la manière de composer n'a pas franchement changé, on ne réfléchit pas deux ans avant de faire un morceau. Cette fois-ci, il y a majoritairement des morceaux composés par Thierry (qui gère aussi le son, la production), d'autres qui sont majoritairement composés par moi, il y a même un morceau majoritairement composé par Jean-Philippe le batteur. Mais après chacun amène son grain de sel, son idée.
Les textes, c'est moi. Ça ne change pas. On ne change pas un esprit malade ! J'ai beaucoup plus travaillé dans le sens : d'abord la musique, puis les textes. Je n'avais pas des tonnes de textes en avance chez moi, je ne suis pas un poète maudit ! Je travaille pour l'occasion. Si je n'ai pas de motivation, un but concret, ça ne vient pas à l'esprit de faire des textes, comme ça, "pour rien".
Je cherche moins à cacher les choses qu'avant. Avant, il y avait beaucoup de tiroirs, il y en a peut-être moins là. Il y a deux thèmes essentiels dans cet album : le questionnement sur l'identité et le cheminement vers la mort. Je pense que c'est dû à mon âge, ça commence à me travailler, c'est sûr, ça a influencé pas mal mes textes. J'ai une certaine angoisse qui m'a prise à mes cinquante ans et qui reste assez présente.
Thierry a composé "Restructuration" du début jusqu'à la fin, un peu comme un genre de "concept album". Ça n'a pas été voulu comme ça au départ, mais il s'est avéré que les choses s'imbriquaient assez bien et apparaissaient logiques. Effectivement les sens sont moins cachés, les textes plus directs. Quoique...
1)Régularisez-moi
2)Passion éternité
3)Choque-moi
4)Procession
5)Identité
6)Figures imposées
7)Next Stop Disneyworld
8)Trop tard
9)Décadence
10)Destination Terre
11)Hais-toi !
12)Restructuration
13)Finger Weg
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19.04.2008
Deux concerts en avril
Le 3 avril, Thomasi fête les 10 ans de l'association Émergences Plus et la sortie de son 2e album au Zèbre de Belleville : je suis invitée. J'y vais avec plaisir !
Le 28 novembre 2007, nous avons appris, avec stupéfaction, la mort de Fred Chichin, emporté par un cancer foudroyant. Il avait 53 ans. Nous avions assisté au concert des Rita Mitsouko au festival Rock en Seine (25 août 2007, parc de Saint-Cloud) et avions constaté avec joie que le public était venu massivement. L'espace de la scène de la Cascade était apparu ridiculement petit, peu adapté à une audience si importante : la grande scène aurait été plus légitime pour un groupe de cette envergure. La fête fut chaleureuse, émouvante, sympathique, nourrie par de fervents applaudissements et la reprise en chœur des chansons les plus populaires : "Les histoires d'A", "Andy", "C'est comme ça", "Le petit train", "Marcia Baila"...
Présentons ici la discographie (albums studio) des Rita Mitsouko et écoutons-les, more and more !
-Rita Mitsouko (1984)
-The No Comprendo (1986)
-Marc & Robert (1988)
-Système D (1993)
-Cool Frénésie (2000)
-La Femme Trombone (2002)
-Variéty (2007)
http://www.ritamitsouko.com
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rita_Mitsouko
http://www.file7.com
http://www.thomasi.net
http://www.myspace.com/thomasinet
http://www.emergencesplus.com
http://lezebre.com
06:57 Publié dans Concerts 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2008
Pandore à la Fontaine
Brie-Comte-Robert, 13.400 âmes, ville d'Histoire, ancienne capitale de la Brie, son église (XIIIe siècle), son château (XIIe siècle), son traiteur chinois (ouvert le samedi soir) et… son centre culturel !
Habituée à me rendre à "la Fontaine" pour assister aux réunions du Transistor, fanzine gratuit édité par le réseau du Pince Oreilles (structure de soutien aux musiques actuelles du 77), je ne m'y étais encore jamais déplacée pour un concert !
Ce fut enfin chose faite samedi 15 mars 2008, pour écouter Pandore (dont je venais d'écrire la chronique de leur 2e album pour le Transistor) et Doloreane, en première partie.
La salle de concert est accueillante, la scène a une configuration particulière, avec ce poteau en plein milieu, qui oblige à repenser l'espace "autrement". Je retrouve là Caro, journaliste pour le Transistor et Longueur d'Ondes, qui a récemment créé Yaka Mag, un épatant magazine culturel (web et papier) destiné aux parents des enfants de 5 à 12 ans. Son compagnon Fabrice joue de la batterie dans le groupe de première partie. Je discute aussi avec Magali, chanteuse du groupe trip hop Etikal Lab : un 2e album est en préparation ! Je vais également saluer Luc, programmateur, responsable du studio de répétitions de la Fontaine et rédacteur en chef du Transistor.
Doloreane est un groupe familial, où le fils est chanteur, le père à la guitare ; il y a aussi cousins et amis pour prêter main-forte à une musique pop rock oscillant entre Radiohead et The Strokes, avec des accents funky.
Pandore, trio power pop seine et marnais, est de retour avec les titres de son nouvel album, qui vient juste de sortir : "Tout va mieux". Malheureusement, ce qui ne va pas mieux, c'est qu'au changement de plateau, une partie du public s'est éclipsée on ne sait où, ce qui rend la salle un peu vide et c'est dommage, car la prestation de Nolwenn, Manu et Stéphane vaut vraiment le coup !



Pour en savoir plus :
http://www.centre-culturel-brie.com
http://www.myspace.com/lafontaineconcerts
http://www.pinceoreilles.fr
Après "Mud Eve" sorti en 2004, voici un 2e album très attendu, au titre optimiste et prometteur. Conduit par Nolwenn au chant et à la guitare, Manu à la basse, Stéphane à la batterie, le combo continue sur sa lancée, jouant une power pop énergique, sensible et inspirée. Les compositions, au son puissant et saturé (heavy metal, grunge…), sont servies par une voix au fort tempérament, expressive, mélodieuse, orageuse.
07:04 Publié dans Chroniques, Concerts 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2008
Theo Hakola au Divan du Monde
C'est en 1985 que je découvre, certes un peu tard, Orchestre Rouge, le premier groupe de Theo Hakola. On m'avait fait une cassette avec, d'un côté, "The Hurting" de Tears For Fears, et de l'autre "More Passion Fodder" d'Orchestre Rouge. C'est une révélation, qui me conduit à m'enquérir sur d'éventuels autres disques, et donc à écouter "Yellow Laughter". Orchestre Rouge n'avait enregistré que ces deux albums, en 1981 ("Yellow Laugter") et en 1983 ("More Passion Fodder"), et était malheureusement déjà dissous ! Mais oh joie, dans la foulée, on me fait écouter Passion Fodder, le nouveau groupe de Theo Hakola, fondé en 1984. Là encore, je suis happée, soufflée, enthousiasmée. Je vais les voir en concert à l'Usine à plusieurs reprises, et à chaque fois je suis saisie par le charisme de son leader et sa beauté nordique, dégingandée, par cette énergie positive dégagée sur scène, qui fait du bien… un vrai plaisir ! J'aime cette rage, dans les guitares si caractéristiques, la puissance du violon, la basse chantante, très mélodique, la singularité du chant, aux beaux accents américains. Un jour, j'accroche chez moi une immense affiche du groupe, réalisée par Ricardo Mosner. Elle y restera jusqu'à ce que je déménage.
Retour en 1987 : c'est parce que je lis le nom de Theo Hakola au dos de la pochette d'"Où veux-tu qu' j'regarde ?" (il en était le producteur artistique) que je découvre Noir Désir, encore peu connu, assez confidentiel, pour lequel je m'enflamme.
Passion Fodder se sépare en 1991, après cinq disques : c'est pour moi un vrai drame ! Mais le 28 janvier 1993, dans la petite salle de concerts sparnacienne "La Cigale Musclée", a lieu un événement extraordinaire : Theo Hakola joue en duo avec Bénédicte Villain, la violoniste virtuose de Passion Fodder. Ils sont arrivés par le train, chacun avec son instrument dans son étui et de maigres bagages. Ils avaient demandé à ce qu'il y ait, sur la scène, un piano pour Theo. Il y en aura un, numérique, emprunté à une copine du coin. Balances, hôtel, puis restaurant, où j'ai l'immense honneur de les accompagner. Une soirée musicale inédite, très expérimentale (avec effets d'orgue sur le piano) dont j'ai des souvenirs précis grâce à une cassette vidéo réalisée par Eric, qui m'en a fait une copie que je conserve très précieusement.
C'est à l'occasion de ce concert (plus de deux longues et belles heures !) que j'ai connu Eric : nous sommes toujours amis. Grâce à lui j'ai rencontré Karine, Olivia, Jo-Anna (qui a créé un site Internet consacré à Theo Hakola), Pep, Pierrot, Christine… Nous allons ensemble dans les concerts, ceux de Theo Hakola dorénavant accompagné d'un groupe, ceux des Hurleurs (Theo Hakola a assuré la réalisation artistique de l'album "Bazar"), ceux de Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir)…. Une grande famille ! Nous échangeons nos impressions de lecture au sujet des deux romans écrits par Theo Hakola, "La route du sang "(2001) et "La valse des affluents" (2003). Certains iront voir sa pièce de théâtre, jouée à Lille : "La chanson du Zorro Andalou" (2000). On aime beaucoup, ou juste un peu, les albums qu'il sort en solo. Mais c'est bien loin, tout ça !
En février 2007, je me rends au Glazart, pour le festival "Dans la série des Inaperçus", dont je dois faire un compte rendu pour la revue Longueur d'Ondes. Trois groupes sont à l'affiche le soir de l'ouverture : Mell, Boule et Caillou, Gecko Palace. En arrivant, je suis surprise d'entendre, en provenance de la sono, des chansons d'Orchestre Rouge ! J'en suis profondément émue. Plus tard, c'est Theo Hakola en personne qui apparaît dans la salle, accompagné par Bénédicte Villain. J'apprends qu'il est là pour supporter les Toulousains de Gecko Palace, il est le producteur artistique de leur premier album qui va sortir : "Tout va si bien…" Je suis enchantée par la prestation de ce groupe, très scénique, distingué, ouvragé, aux influences folk rock américaines, savamment orchestrées. Un peu plus tard, je me mets en contact avec Olivier Balet, compositeur et parolier du groupe, qui m'annonce que la sortie du disque est suspendue, leur label ayant mis la clé sous la porte.
À l'automne 2007, je m'offre la belle réédition CD, en coffret, des deux albums d'Orchestre Rouge. Mes murs et l'habitacle de ma voiture résonnent pendant des semaines de cette voix écorchée, de cette guitare souffrante, de ce son brut, froid, enragé, désespéré, de ces mélanges improbables de rock, de folk, de punk, de cajun et de reggae. Inimitable.
Janvier 2008. J'apprends qu'il y aura un concert de Theo Hakola le 9 février au Divan du Monde, dans le cadre du festival "Dans la Série des Inaperçus", justement ! Et aussi que l'album de Gecko Palace va finalement bientôt sortir, qu'un nouveau label a été trouvé… C'est à suivre de près ! Olivier Balet m'envoie le CD "Tout va si bien…" pour que je lui donne mon avis. J'aimerais faire une proposition d'article ou de chronique à la rédaction de Longueur d'Ondes. Je m'immerge peu à peu dans cet univers, faits de ruptures, de morts, d'absence, d'errance, de décalage. Dans la foulée je réécoute "Veuillez rendre l'âme…" de Noir Désir, et la compilation "Song Sacred And Profane" de Passion Fodder. Je vais écouter, sur le MySpace de Theo Hakola, des titres (que je trouve fameux) de son cinquième album solo, "Drunk Women And Sexual Water", sorti à l'automne 2007.
Tout ça jusqu'à ce concert où je voulais être, où je me devais d'être, où je suis venue, m'avançant au premier rang, pour bien profiter du spectacle.
Ce sera un rendez-vous important avec des gens que je n'ai pas vus depuis longtemps, que j'aime beaucoup, que je ne connais pas personnellement mais qui m'accompagnent artistiquement au fil des ans ; les retrouvailles seront chargées d'émotion.
Bénédicte Villain sera là, bien sûr, avec son violon flamboyant, majestueux, orageux, torrentiel, démentiel. Theo Hakola, souriant, envoûtant, gentiment moqueur, sera au meilleur de sa forme, accompagné par une formation majoritairement féminine : au violon Bénédicte Villain, à la basse Laureline Prodhomme, à la batterie Tatiana Mladenovitch, au chant et aux choeurs Mélanie Menu. Il y aura aussi le guitariste Matthieu Texier (ex-Hurleurs), dont le jeu s'accordera à merveille à celui du violon.
Nous serons pris dès le premier morceau ; nous reconnaîtrons là des morceaux de Passion Fodder ("Blood Thicker Than Love", "Lucibel Lee", "Hunger Burns", "Struggle For Love", "Heart Hunters", "And Bleed That River Dry"…), ici ceux du dernier album ("Lauren Bacall", From Little Wolf to Hair of the Dog", "He Said She Said", "Tendre Jeunesse"…), d'autres plus anciens ("Goddamn Song"…) ou dernièrement composés, et bien sûr le "tube", remis au (dé)goût du jour par les frasques présidentielles : "Il n'y a pas de jolies filles à droite".
Les gens qui étaient présents à ce concert du samedi 9 février, visiblement radieux, comblés, émerveillés, ont certainement chacun leur propre histoire à raconter, ancienne ou plus récente, au sujet de leur attachement à Theo Hakola. Vous venez de lire la mienne.
http://www.theohakola.com
http://theo.hakola.free.fr
http://www.myspace.com/theohakola
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9o_Hakola
À lire aussi : le compte rendu du concert au Divan du Monde par Fleur de la Haye pour RFI :
http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/098/article_...
07:05 Publié dans Concerts 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.02.2008
C'est passé : Nuit Curieuse "Turkish Délices"
Il serait tard (4h du matin !), vous n'auriez pas vu le temps passer, vous partiriez vous coucher, la tête pleine de belles sensations. Vous noteriez déjà, dans votre agenda, au samedi 31 mai 2008, la Nuit Curieuse "carte blanche à Lhasa" qui, compte tenu du savoir-faire des organisateurs, promettra encore merveilles et enchantements !
La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-la-Vallée, Noisiel (77).
http://www.lafermedubuisson.com
06:50 Publié dans Concerts 2008, Événements festifs, Ferme du Buisson | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

























































