25.07.2009

Orange Blossom, 13/07/09

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Une chouette initiative que ce concert, gratuit, en plein air, sur la place de l'hôtel de ville, à Château-Thierry !

Orange Blossom, de Nantes, tout juste rentré d'une tournée au Maroc, se produit sur une scène aux dimensions gigantesques, dans le cadre du festival "Musique en Omois", soit sept dates dans différentes bourgades du sud de l'Aisne : Fossoy, Mont-Saint-Père, Courmont, Trélou, Pavant, Saint-Gengoulph  et… Château-Thierry, ce lundi 13 juillet 2009.

Après Jay C puis Leïla dans les précédentes formations, c'est Najwa qui reprend le flambeau du chant, avec grâce, assurance et prestance. Nous retrouvons avec grand plaisir PJ au violon, ses déhanchements sensuels, ses incroyables sauts, jambes en équerre ; Carlos à la batterie et aux percussions, Mathias aux percussions (tambours africains).

Le public (jeunes, moins jeunes, familles au complet avec enfants en poussette, bref, toutes générations confondues) est rapidement conquis par cette musique envoûtante, entraînante, aux forts accents orientaux, rythmée par les djembés, ornementée de boucles et de samples électroniques. La joie se voit sur les visages, les corps se mettent en mouvement, entrent dans la danse…

Même si cela est réducteur, nous pourrions dire qu'Orange Blossom fait de l'electro world, à l'image de Transglobal Underground, Minimal Compact, Natacha Atlas, Rachid Taha… Sa musique, originale, sensible, atypique, ne verse pas dans la facilité, mais il y a ce quelque chose qui la rend accessible, universelle, qui touche au plus profond des êtres.

Le groupe a enregistré deux albums et un troisième est en préparation !

1997 : "Orange Blossom" (Prikosnovénie)
2005 : "Everything Must Change" (Bonsaï Music)

Après moult applaudissements, manifestations d'enthousiasme et de contentement, la soirée se clôture dans l'émerveillement et la bonne humeur avec un feu d'artifice tiré des remparts du vieux Château. Gunn (ex-eMcity) a ouvert la soirée avec un rock hip hop electro nerveux, teigneux, musclé.

http://www.musique-en-omois.fr

http://www.myspace.com/orangeblossommusic

http://www.myspace.com/emcitymusik
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Gunn

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Gunn

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Orange Blossom

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Orange Blossom

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Orange Blossom

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Orange Blossom

27.05.2009

Deux soirées dans le 77

Aller en concert en Seine-et-Marne, c'est fréquenter des salles à taille humaine, conviviales, chaleureuses ; c'est aussi écouter des groupes "du coin", confirmés ou nouvellement formés. Voici mon compte rendu de deux soirées très réussies, avec G.Nova et All Angels Gone pour la première, Elista, The Holmes et Control pour la seconde.

G.Nova et All Angels Gone au Potomak, Brie-Comte-Robert, le 28 mars 2009

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Cette soirée est l'occasion de découvrir sur scène le quatuor instrumental G.Nova, dont le premier album, "L'écorce sensible" m'a envoûtée et fait voyager. J'en ai écrit la chronique pour le Transistor et pour Longueur d'Ondes.

http://www.myspace.com/gnovamusic

Nous sommes venus aussi écouter All Angels Gone, collectif de six musiciens très inspirés, au post-rock sensible, lyrique, de toute beauté, entre "calme olympien et maelström électrique". Leurs dernières compositions présentent des accents très "cabaret berlinois". Après "Quietly" en 2005, un nouvel album est en préparation pour fin 2009.

http://www.myspace.com/allangelsgone

Ces concerts étaient organisés dans le cadre du festival municipal "Musiques à Brie". Le Potomak, rebaptisé depuis peu, est en fait la salle de concerts de musiques actuelles nommée jusqu'à présent "La Fontaine", nom de l'association culturelle dont elle dépendait. La salle est dorénavant chapeautée (depuis janvier 2009) par la direction des affaires culturelles de la ville de Brie-Comte-Robert, qui gère aussi une salle plus grande, Le Safran. C'est toujours Luc Risterucci, par ailleurs rédacteur en chef du Transistor, qui est responsable du Potomak (programmation, répétitions, organisation des concerts...).

http://www.myspace.com/lafontaineconcerts

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G.Nova

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G.Nova
L'écorce sensible

CD 8 titres – Autoproduction

Le jeu de mots du titre illustre bien la subtilité de l'univers musical de ce groupe atypique, fortement inspiré par le Japon et ses grands compositeurs. Plus largement féru de musiques de films fantastiques, G.Nova joue avec nos cordes sensibles, nous caresse dans le sens du poil ou nous secoue, traverse notre épiderme, nous pénètre jusqu'à la moelle… Kasumi (guitare), Ikari (basse), Kowasu (percussions, vidéo) et Yume (violon électrique) ont conçu ce premier album instrumental autour des cycles des saisons et de la vie, nous tenant en haleine de "Floraison boréale" jusqu'au "Voyage des kodamas". (LE TRANSISTOR #26, janvier/février/mars 2009)

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All Angels Gone

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All Angels Gone

Elista + The Holmes + Control aux 18 Marches, Moissy-Cramayel, le 15 mai 2009

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Le groupe Elista, dont la renommée rayonne bien au-delà de l'Ile-de-France, est l'auteur de deux beaux albums de chansons pop rock : "Elista" (2003) et "La Folie Douce" (2006). Réalisé de façon plus "artisanale" (contrat rompu avec leur maison de disques), le troisième album est en fin d'enregistrement. Il s'annonce "ensoleillé, varié, intime, plus acoustique." "On a eu envie d'espace, d'optimisme, de légèreté" nous confie Benjamin Peurey, le parolier. Son blog, sur le MySpace du groupe, nous informe de façon détaillée sur les avancées du projet. En mars, Elista travaillera la scène au Rocksane de Bergerac (Dordogne), avec un concert en clôture de résidence. Quant à nous, nous ne les manquerons sous aucun prétexte le 15 mai aux 18 Marches ! (News destinée au TRANSISTOR #27, avril/mai/juin 2009)

http://www.myspace.com/elistamusic

Oui, vraiment, je n'ai pas regretté de m'être déplacée, je passe toujours d'excellents moments dans cette petite salle installée à la Ferme de Lugny, vaste ensemble de locaux municipaux de la ville de Moissy-Cramayel (pas très loin de Sénart et de Melun). C'est maintenant Quentin Grapperon qui est responsable des 18 Marches, il remplace Manolo Barros, fondateur de la structure (avec Manuel Ibot, depuis début 1996). Mais ce soir-là Manolo est présent, aux entrées, comme toujours, en tant que "chef bénévole". Il a quitté la structure pour fonder sa propre boîte de "catering" (restauration des personnes travaillant sur les concerts ou les festivals, musiciens, techniciens, organisateurs, bénévoles...). Il y a donc eu aussi des changements début 2009 : les 18 Marches, jusqu'à présent gérée par l'association para-municipale le MASC, dépend maintenant de l'école de musique municipale. Bonne chance à Quentin, qui reprend le flambeau, et le bâton de pélérin !

Control est un trio ami d'Elista, qui dépote grave et fleure bon "le bluegrass et le big beat". La chanteuse, grande, brune et belle plante, fascine filles et garçons. Dans l'esprit rock garage, échevelé, lascif, torride, nous pensons à The Kills.

http://www.myspace.com/control1music

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The Holmes, jeune groupe local (originaire de Pringy) a été nourri au rock'n'roll dès le biberon ! Tout est là, dans le look, l'attitude, l'énergie, l'accent, l'humour, la fantaisie... La reprise finale de "My generation" des Who en dit long sur le "background" de ce trio très prometteur !

http://www.myspace.com/theholmesofficial

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Enfin, c'est aux très attendus Elista de monter sur scène, que du bonheur ! Ils nous gratifient de compositions figurant sur leurs deux albums, et nous présentent des titres du prochain, dont le mixage  (sous la houlette d'Antoine Gaillet) va débuter incessamment. Rien de déterminé encore, quant à une date de sortie... Elista prend son temps, avance lentement mais sûrement...
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Mais au fait, combien sont-ils, dans Elista ? Ils sont bien quatre sur scène, mais si on regarde attentivement leur affiche, on ne verra pas la trombine du bassiste (Stéphane Bertrand, ex-Ginger Ale, qui prête main-forte depuis 2006), mais celle de Benjamin Peurey, le parolier du groupe. Totalement impliqué dans le projet, il est en quelque sorte "l'homme de l'ombre" et oeuvre en tant que spectateur pendant les concerts. L'autre particularité d'Elista, c'est qu'il y a deux chanteurs guitaristes : François Nguyen et Thomas Pierron. Le batteur, c'est Marc Mallia. Ces quatre-là étaient déjà ensemble à l'école primaire !
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Les nouvelles chansons que nous écoutons sont : La Saint-Valentin, Des couleurs à ta robe, Météore, L'amour, la guerre (et l'imbécile), La part de toi, Devine, Nous abîmer, soit quasiment la moitié du répertoire ! Effectivement, ces titres sonnent plus roots, plus folk, plus acoustique mais avec, toujours, une bonne énergie, et une joie évidente à jouer ensemble.

Nous avons plaisir à réécouter dans les conditions du live, les guitares en avant, sans clavier ni sons ajoutés : Mon ivresse (à l'autoroute A3), La folie douce, Je suis une nuit de tempête, Les hommes ordinaires, Dès le départ dès le début (deuxième album "La folie douce"), Debout, La vie à deux (premier album "Elista") et SFR, morceau présent seulement sur le maxi du groupe (2003), et très peu joué sur scène... excepté aux 18 Marches !

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Au cours de cette soirée, familiale et éminemment sympathique, j'échange avec Mag, d'Etikal Lab, dont le deuxième album, "Architecture des coïncidences" (sorti en octobre 2008) vient d'être repressé et donc à nouveau disponible dans sa jolie pochette cartonnée.
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Etikal Lab
"Architecture des coïncidences"
(Subasthesik Prod)

Le premier album des Seine-et-Marnais, "Particules" (2005), bijou trip-hop aux accents rêveurs et mélancoliques, nous avait fait ressentir de belles émotions. Sur scène, la projection de vidéos rajoutait à l'univers poétique. Le groupe s'est enrichi d'expériences, de rencontres musicales, a évolué, s'est modifié… Avec deux nouveaux guitaristes, Eric et Yannis, venus d'horizons différents (punk, screamo, metal…), Etikal Lab—le noyau dur, Mag (chant) et Jibé (claviers, machines et chœurs) n'a pas changé—propose un deuxième album ambitieux, aux compositions franches et tranchées. Les musiciens vont plus loin dans leur démarche, bousculent les styles, chahutent les genres, sur onze titres charnels et habités. On aime les sons saturés de "Courir trop vite", le groove de "NG1", l'esprit 80's de "He loves boys", les voix samplées sur "Words of U"… Les trois derniers titres, plus intimistes, sont des poèmes mis en musique. (LONGUEUR D'ONDES #47, hiver 2008/2009)

Et pour ceux et celles qui seront allé(e)s jusqu'au bout de cette note, allez donc faire un tour sur le site Internet du réseau Pinces Oreilles ! Plein d'infos sur les musiques actuelles en Seine-et-Marne !