26.08.2006

Le coffret des Inrocks

Et oui ! Je l'ai reçu, mon coffret des Inrocks ! En juillet ! Je me suis donc réabonnée ! 20 ans et 100 chansons en 6 CD ! En voilà, une aubaine ! Oui, mais seulement…

Le numéro triple spécial sexe qui m'attendait dans ma boîte aux lettres au retour de mes pérégrinations bretonnes m'a atterrée et consternée. Est-ce ce genre de propos et d'infos que j'attends des Inrocks ? J'ai regretté mon investissement !
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Cette semaine, me voilà rassurée. Exit, la débauche de l'été ! Place aux sujets sérieux ! Le numéro 560 comporte un épais dossier sur l'actualité littéraire de la rentrée. Adieu les stars du X, du hard et du porno, vive les accros au verbe et à la plume !
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Vous êtes plutôt Paris Hilton ou Christine Angot ? Les (d)ébats sont ouverts ! Ah ! Sacrés Inrocks ! Ils relèvent le niveau !

14.06.2006

Mon réabonnement aux Inrocks

Avec le numéro 548, j'ai reçu un avis de fin d'abonnement aux Inrocks qui m'a quelque peu surprise. Il me semblait, en effet, que la question du réabonnement ne se poserait pour moi qu'à l'automne, puisqu'il en était ainsi depuis de très nombreuses années.

Pourquoi me forcer la main pour prendre une décision maintenant, alors que je me donnais l'été avant de rendre ma sentence? Pourquoi cet avancement du délai ? L'augmentation du prix avec la nouvelle formule ? Hier, avec le numéro 550, nouvel avis : mon abonnement est dorénavant terminé. Ai-je vraiment envie de me réabonner ? Puis-je réellement me passer des Inrocks ? Quels avantages ai-je à recevoir une nouvelle formule qui, sur bien des points, m'exaspère ? N'y a-t-il pas à ma disposition d'autres sources d'informations bien plus satisfaisantes pour assouvir ma curiosité musicale, artistique, culturelle, intellectuelle ?

J'ai lu avec attention la lettre accompagnant l'avis, censée m'encourager à me réabonner. On me caresse dans le sens du poil ? On me fait miroiter des cadeaux somptueux ? D'accord. On me propose un abonnement à 98€ ? OK. Ça reste raisonnable. Je peux aussi être prélevée de seulement 9,6€ par mois, par RIB ou CB ? C'est plutôt arrangeant pour mes finances.

Je vais prendre quelques jours pour réfléchir, peser le pour et le contre, envisager les deux cas de figure, "avec" ou "sans" les Inrocks tous les mardis dans ma boîte aux lettres. Je vais avoir du mal à rompre, ça c'est certain. Suis-je vraiment sûre de vouloir mettre un terme à une relation passionnelle vieille de 18 ans ? J'ai peur du manque…

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08.05.2006

Mon histoire avec les Inrocks

Entre les Inrockuptibles et moi, l'histoire dure depuis près de vingt ans. Un record de fidélité absolue, pour un magazine que j'ai vu grandir, mûrir, s'épanouir, prendre de l'essor au fil des ans. Je n'ai pas toujours vu d'un bon œil toutes ces transformations, notamment ce passage à l'hebdomadaire qui, selon moi, diluait la qualité des propos. L'ouverture sur le cinéma, la littérature, l'art contemporain, les scènes danse et théâtre... fut certainement une bonne chose : les modes d'expression interagissent, sont intimement liés. La musique ouvre sur tellement d'autres choses… Mais pourquoi aller jusqu'à insérer les programmes télé ? Je sais, il faut savoir évoluer et s'adapter…

J'ai toujours trouvé mon compte dans la lecture des Inrocks, y trouvant une mine d'informations pour la mélomane passionnée que je suis, y faisant de belles découvertes, me délectant des interviews qui sont l'essence même du journal. Oui, je suis une inconditionnelle, pas de doute là-dessus. Je l'ai toujours défendu auprès des détracteurs de mon entourage !

En ce moment pourtant, il y aurait plutôt de l'eau dans le gaz !

À l'été 2005, tout allait bien entre nous : j'avais applaudi le numéro 500 et loué l'œuvre dans une lettre ouverte qui trouva sa place dans le numéro 507. Mais au printemps 2006, en pleine crise anti-CPE, j'ai vu rouge à l'arrivée du numéro 537 et de sa nouvelle formule explosivement consternante… Je ne me suis d'ailleurs pas gênée pour faire part de mon indignation à la rédaction, mais là, évidemment, ma lettre est restée sans réponse.

Malgré tout, aujourd'hui, je continue à lire les Inrocks. Tant que mon abonnement a cours, du moins. Il faut juste faire preuve de discernement, jeter le superflu (tous ces potins crétins) pour garder l'essentiel. Les articles musicaux sont toujours excellents, les interviews—comme, récemment, ceux de Mike Skinner (The Streets) et de Massive Attack—sont un régal, et je suis bien contente d'entendre parler d'auteurs comme Paul Auster ou Philip Roth, ou de ce petit dernier (Américain lui aussi) que je dois lire à tous prix : Richard Powers, avec "Le temps où nous chantions".

Alors on verra bien si l'histoire continue quand, à l'automne prochain, il me faudra prendre une décision : je me réabonne, ou non ?



Le numéro 500

Chers Inrocks,

Le numéro 500 m'est parvenu au moment où j'entreprenais, dans mon studio, des travaux de rangement. Les étagères croulaient sous les CD, les bouquins, les classeurs, les papiers. Une colonne d'Inrockuptibles d'un bon mètre de haut se dressait contre l'un des murs, entre ma collection de vinyles et mon meuble télé... J'ai beaucoup jeté, des sacs entiers.

J'ai commencé à lire le numéro 500 : une belle rétrospective des 499 précédents ! Un concentré de mémoire vive dans 290 pages, toutes les couvertures représentées, des anecdotes, des témoignages, des commentaires... Dix années résumées, compactées dans un seul exemplaire : un sacré gain de place !

Du temps où ce journal paraissait moins souvent (je me suis abonnée en 1988), il ne me serait pas venu à l'idée d'en jeter un seul. Avec les hebdos, j'ai continué. Malgré une qualité moindre de papier, une invasion de couleurs, de publicités, de rubriques nouvelles, d'infos à consommer, toujours plus vite... je les ai tous gardés.

Maintenant, l'espace est libre, entre les vinyles et la télé. J'ai rangé ma grosse pile des Inrocks dans des caisses à archives. Le numéro 500, je vais l'emporter en vacances. Il me reste plus de la moitié des pages à savourer ! Rendez-vous au numéro 1000... D'ici là, j'espère avoir déménagé.



La nouvelle formule

"Trop de couleur distrait le spectateur" : cette phrase de Jacques Tati fut, pendant longtemps, un signe de distinction pour les Inrockuptibles. Les années passant, j'avais fini par l'oublier. Mais là, mardi, à l'ouverture de la nouvelle formule, elle a fusé sur mes lèvres aussi vite que ce rouge vif m'a pété à la gueule. Quel choc ! Comment entrer dans la lecture dans des conditions pareilles ? Magazine culturel ? À fond dans le sensationnel ! Les Inrockuptibles : un canard racoleur, outrancier et criard !

Jusqu'à ce mardi où j'ai vu rouge, les Inrockuptibles étaient ma seule référence. Ça ne va pas durer. Résistance au changement ? J'ai fait des progrès : je suis quand même parvenue à lire les articles au sujet d'Ali Farka Touré et de Dominique A, et, dans la foulée, le reportage sur le mouvement anti-CPE. Mais pour le reste, je vais avoir du mal... Mon abonnement s'arrête à l'automne : je ne suis pas sûre de le renouveler. On verra à l'usage, mais j'ai de gros doutes ! À bon entendeur...